• Yvonne vient à peine de prononcer son dernier mot que déjà l’assemblée se lève et  reprend en cœur la chanson imaginée par sa sœur Françoise.

    Je vois bien qu’elle est émue même si elle s’en défend.

    Tan’ Ni vient d’annoncer que la fin de la réunion est proche.

    Il va falloir se quitter.

    Maman me remet les notes rédigées au cours des différentes interventions.

    Les participants tiennent tous à me dire personnellement au revoir.

    Tous me disent leur hâte de découvrir les billets sur mon blog.  

    Mais tout à coup un événement vient de se produire dans la salle.

    Une personne vient d’apparaître comme par magie.

    Ce n’est pas un membre de l’arbre de Ronan.

    Pourtant il est connu comme le loup blanc par la totalité de l’assemblée.

    Moi aussi je le reconnais sans peine.

    Mince alors !

    Dommage que ma sœur Ida ne soit pas là, elle en est fan !

    «  Alors Marielle surprise ?

    - Oui et non Hubert ! Je connais par Sébastien votre manie d’apparaître comme bon vous semble !

    - Ah ce cher Sébastien ! J’en suis tellement fier de ce petit ! Son billet pour clore son challenge m’a transporté ! J’ai adoré !

    - Moi aussi, et dès la fin du challenge je vais revenir tranquillement sur ses billets que je n’ai fait que survoler.  Et puis il y a tous les autres blogs à lire, il va falloir que je m’organise…..

    - Et c’est pour cela que je suis là, Marielle, j’allais oublier le principal !

    Je viens de la part de François et Paul, ton père et ton beau-père.

     Ils souhaitent t’aider à trouver une organisation de lecture pour le challenge AZ.

     Afin que tu puisses retrouver facilement  les billets et les blogs concernés par un thème précis, ils  te conseillent de tenir un "Bullet Journal Challenge AZ".

    Il paraît que tu sais ce qu'est un Bullet Journal !

    Faut juste l'adapter à la lecture des billets du Challenge AZ.   

     Il te faudra diviser le journal en grands thèmes et ne pas oublier de faire une table de matières. 

    Tu peux également le concevoir sur ton ordinateur à l’aide d’une application, mais ton père m’a dit qu’il fallait bien que tu utilises un jour les carnets papiers qui s’empilent sur ton bureau !

    Avant de te quitter, je voudrais également, devant cette assemblée, te dire la chance que tu as d’avoir à tes côtés pour affronter le Challenge AZ, autant d’ancêtres et de collatéraux zélés.

    -  Merci Hubert d’être le messager de Papa et de Paul.

    Vous pouvez les rassurer, Hubert ! Je vais tester l’idée d’un "Bullet journal spécial Challenge AZ".

    Vous avez raison je réalise la chance que j’ai d’être aidée chaque année pour faire face au défi qu'est le Challenge AZ et j’ai déjà hâte à l’année prochaine pour celui de 2020 »

    Hubert m’embrasse avant de disparaître, Maman et Tan’ Ni également.

    La salle s’est vidée, enfin pas tout à fait. J’entends une voix :

    « Marielle ! Marielle !

    Tu m’as fait peur, tu avais l’air tellement loin !

    En tout cas merci d’avoir préparé la salle. C’est nickel !

    Tout est fin prêt pour notre réunion !  

    Par contre tu as pris un dossier en trop me dit Nadine en lançant un coup d’œil aux feuillets que j’ai entre les mains, c’est bizarre, ça ne ressemble pas à ton écriture »

    Mon regard fixe les feuillets.

    Exact ! ce n’est pas moi qui ai pris ces notes…..mais je reconnais une écriture chère à mon cœur……….en plus je parie qu’il n’y a pas la plus petite faute d’orthographe…..c’est l’écriture  de maman !

    Mais la porte s’ouvre, mes collègues sont à l’heure pour la réunion et moi aussi !

    Z comme Zélés comme les ancêtres et les collatéraux de Ronan

     Une fraction de la famille XXL de Ronan (Hérédis) 

    *********************

    C'est le dernier billet du Challenge AZ 2019.

    Je vais pouvoir maintenant aller découvrir les billets des autres participants.

    Je me suis bien amusée à faire revivre ceux de l'autre côté. 

    Un grand merci aux lecteurs qui liront mes billets.

    Un grand merci au Centre Généalogique des Côtes d'Armor et à celui du Finistère, vos bases de données sont des mines d'or !  

     Merci à ma soeur Ida pour sa relecture attentive jusqu'à tard le soir.

    Et merci à Sébastien d'avoir Hubert comme ancêtre.

    Le blog de Sébastien :http://marques-ordinaires.blogspot.com/

     

    Marielle BATHANY -LE GOFF 

     

     

     


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  • Monsieur le Maire vient de mettre un point final à son récit.

    Je remarque que tout naturellement il se dirige vers ses administrés de Ploëzal.

    Ceux-ci l’accueillent avec enthousiasme et je dirai même avec vénération.

    Je n’en reviens pas de constater que même de l’autre côté, les affaires de sa commune l’occupent et surtout le passionnent encore et toujours....

    Ça doit être cela avoir la conscience professionnelle chevillée au corps !

    L’avant-dernière intervention de ce Challenge est sur le point de débuter.

    C’est une femme qui est aux manettes !

    « Bonjour Marielle !

    Je suis le sosa 2795 de la douzième génération de l’arbre de Ronan.

    Je suis née le 19 septembre 1676 à Trézélan. 

    Mon prénom est Yvonne.

    En ce qui concerne mon nom de famille, tu trouveras plusieurs versions.

     Mais pour te faciliter la tâche, je te conseille de retenir JULLO ou JULOU.

    Et pour tout t’avouer j’ai une nette préférence pour JULOU.

    D’ailleurs c’est "Yvone JULOU "qui figure sur mon acte de naissance, mais je préfère Yvonne avec 2 N.

    Mes parents sont  Jouhan JULOU et Catherine JEGOU.

    Ils se marient à Trézélan le 23 janvier 1673.

    Ils auront quatre enfants, quatre filles.

    Deux atteindront l’âge adulte, ma petite sœur Françoise née en 1679 et moi.

    Je suis la fille d’un laboureur et c’est certainement l’activité de mon père qui nous fera déménager de Trézélan à la trêve de St Norvez près de Bégard.

    C’est à St Norvez que je vais épouser Jan YVON.

    Il est journalier.

     Nous nous marions le lundi  24 octobre 1701.

     Trois semaines plus tard, le 14 novembre,  nous assistons à la noce de ma sœur Françoise qui épousera François ROUZAULT.

    Je suis donc devenue Madame Yvonne YVON.

     Tu vois Marielle !  Ce n’est pas un simple Y que je t’offre pour ce challenge mais un double !   

    Si tu savais ce que j’ai pu entendre de la part de ma petite sœur.

    Une vraie chipie cette Françoise qui me faisait enrager en chantant des chansonnettes, du genre :

     "Madame YVON y va,

     Madame YVON n’y va pas,

    Mais où ça ? Mais où ça ?

     Madame YVON ira,

    Madame YVON n’ira pas,

    Mais où ça ? Mais où ça ?

    Là où je n’irai pas,

    Là où tu n’iras pas,

    C’est bien là qu’elle ira"

    Ah si tu avais entendu toute ma…non …notre  famille reprendre cette fichue chanson....

    Même mon mari la connaissait par cœur et aimait la chanter à certains moments intimes...... tu vois de quoi je parle….

    Je vais donner cinq enfants à mon Jan, quatre garçons et  une fille.

    C’est ma fille Françoise qui sera l’ancêtre de Ronan.

    Nous sommes mariés depuis quinze ans lorsque Jan tombe gravement malade.

    J’ai eu beau prier le ciel et tous ses saints pour sa guérison, rien n'y a fait ! Notre seigneur me l’a pris !

    Jan meurt le 19 janvier 1716 à St Norvez.

    J’ai quarante ans et je suis veuve !

    Deux années plus tard, je suis demandée en mariage par Yves PASQUIOU qui demeure à Pédernec.

    Je l’épouse le 28 juillet 1718 et je deviens Madame Yvonne PASQUIOU

    Madame Yvonne YVON n’est plus !

    Je vais quitter Saint Norvez pour m’établir dans la commune de Pédernec.

     Je vais donner deux enfants à Yves, un garçon et une fille.

    Puis le 10 janvier  1740 à Pédernec, Yves  me fermera les yeux pour toujours. J’ai 64 ans ! »

     

    Y comme Madame Yvonne YVON

     

    (Acte de naissance d'Yvone JULOU 1676)

     

     Jan YVON et Yvonne JULOU sont les sosa 2794 et 2795 de Ronan ( côté paternel)

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF

     

        

     


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  • Sur une belle révérence, Marie Louise l’artiste laisse la place à un intervenant que j’ai déjà eu l’occasion  de rencontrer lors d'un précédent Challenge AZ.

    « Bonjour ma chère Marielle !

    Je suis bien heureux d’avoir l’occasion de te revoir.

    Je remarque que tu m’as reconnu.

    Je suis François LE GOFF le sosa 64 de Ronan.

    Je suis né à Ploëzal, le 30 nivôse an 2 de la République ou si tu préfères le 7 janvier 1794.

    Mes parents étaient Jean Marie LE GOFF et Marie Yvonne LE BRETON.

     Ils auront trois garçons. Je suis l’aîné. 

    J’ai 20 ans lorsque j’épouse Anne Marie GOURIOU. La noce aura lieu le 9 février 1814.

    Nous nous installons comme cultivateurs.

    Elle me donnera neufs enfants, cinq garçons et quatre filles.

    J’aime le travail de la terre, mais je me passionne pour les affaires de ma commune.  

    J’ai eu la chance d’étudier.

    La lecture et l’écriture n’ont pas de secrets  pour moi.

    Tous s’accordent à dire que j’ai une très belle signature.

    D’ailleurs Marielle, tu dis toi-même que tu la reconnais du premier coup d’œil.

    Yves PASQUIOU, le maire de Ploëzal n’a pas été sans remarquer mon intérêt pour la chose politique.

    En 1827, Yves décide de démissionner de son mandat et sur ses recommandations je suis élu maire.

    J’ai 33 ans, lorsque je prête serment au préfet. 

     J’étais fier, j’allais enfin pouvoir être utile à mes concitoyens, à ma commune.

    Bien entendu il a fallu que je m’organise car je n’avais pas que la mairie à gérer.

    Je ne devais pas oublier que j’étais cultivateur.

    Bon je dois avouer que ma situation financière était plus qu’aisée.

    J'avais à mon service, du personnel qui s’occupait des cultures pendant que moi  je me consacrais aux affaires de la commune.

    Et il y avait de quoi faire !

    J’avais l’occasion de rédiger chaque jour, un acte de naissance ou de décès voire même de mariage.

    Quelquefois les trois dans la journée !

    Il existe des dizaines de registres rédigés et surtout signés de ma main.

    Je me souviens du jour où tu as découvert, Marielle, le premier feuillet portant ma signature.

     Instinctivement, tu as délicatement effleuré celle-ci.

     J’en avais les larmes aux yeux.

    Je suis heureux que tu te serves d’une photo de ma signature pour illustrer ma fiche Hérédis.

    C’est une bonne idée vu que tu ne possèdes pas de photographie de moi.

    Je suis désolé que tu n’aies pas cette possibilité pour les autres ancêtres de Ronan.

     Tu n’as même pas l’image d’un X car pour tracer une croix faut savoir tenir à peu près correctement une plume.

    Cette histoire de croix à tracer qui tient lieu de signature.......moi je crois bien que je n’en ai jamais été témoin !

    Ou du moins je n’en ai aucun souvenir !

    Lorsqu’un témoin ne savait pas signer, on le mentionnait sur l’acte et c’est tout !

    C’est avec passion que je vais m’investir totalement dans mes fonctions de maire.

    Je n’avais qu’une devise l’intérêt de Ploëzal avant tout, c'est-à-dire celui de tous avant le mien.

    C’est certainement pour cette raison que je figure sur la liste du 15 mars 1868 qui désignent les quatre-vingt-quinze maires  promus au titre de Chevalier de l’Ordre impérial de la Légion d’honneur.

    Prêter serment au Roi au début de ma carrière et finir décoré d’un ordre Impérial, que demander de plus ?

    Ah oui je sais !  Avoir laissé une postérité et se rendre compte que mes descendants savent encore qui j’étais !  

    Je pouvais mourir heureux !

    C’est certainement ce que j’ai fait le 29 août 1879 à Ploëzal».

    X comme X pour ne sait pas signer : François LE GOFF de Ploëzal

    Signature de François LE GOFF maire de Ploëzal

     

    X comme X pour ne sait pas signer : François LE GOFF de Ploëzal

     

    Gallica: Légion d'Honneur liste du 15 mars 1868

    ***************

    François LE GOFF et Marie Anne GOURIOU sont les sosa 64 et 65 de Ronan (côté paternel)

    **************

    Merci à Thierry GARREL, @guepier92 sur Twitter, d'avoir diffusé le lien Gallica sur liste de la Légion d'honneur, c'est grâce à lui que j'ai trouvé une idée de sujet pour la lettre X.

     Marielle BATHANY-LE GOFF

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Moi aussi j’en profite pour passer un message à Hubert de la part de ma sœur Ida qui adore lire les billets de Sébastien  qui parlent de ce si sympathique ancêtre.

    Et je dois bien avouer que moi aussi j’ai apprécié d’avoir de ses nouvelles au travers du blog  http://marques-ordinaires.blogspot.com/

    François me promet que d’ici ce soir Hubert recevra nos messages.

    Nous sommes déjà à la lettre W et je suis bien curieuse de voir qui va s’y coller !

    C’est une femme !

    « Bonjour Marielle !

    Je suis si heureuse d’être parmi vous ! C’est comme si j’étais en représentation ! 

    Je suis née Marie Louise FLOURY  dans la belle ville de Pontrieux.

    C’était le 15 octobre  1811.

    Mes parents sont Louis FLOURY et Anne LE DRET.

    Mes parents se sont mariés à  Pontrieux  le 23 novembre 1803.

    Je suis également la petite-fille de Guillaume LE DRET et de  Marie AVE, la décrétée de justice de la lettre D.  

    Mes parents auront sept enfants, quatre filles et 3 garçons dont un mort-né

    Mon père était cordonnier.

    Ma mère était lavandière.

    Moi je vais devenir blanchisseuse.

    Normal me direz-vous  vu le nombre de lavoirs que possède la ville de Pontrieux au bord de sa belle rivière.

    Mais moi j’avais d’autres projets en tête……………

    Pas question de rester à laver du linge sale toute ma vie !

    La Marie Louise était faite pour autre chose !

    Je soupirais après une vie plus exaltante.....  

    A 24 ans je rencontre Louis René.

    Il est beau, il est âgé de 19 ans, il est né à Plérin près de Saint Brieuc.

    Pour moi  Plérin c’est déjà un lieu exotique, je ne demande que cela, sortir de Pontrieux  !

    Alors partir à 40 kilomètres c’est l’aventure….

    Et il exerce un métier qui me fait rêver, comme sa mère, il est marchand de gaufres.

    Il se déplace au gré des foires et des pardons.

    Ma mère et ma famille se désolent un peu de me voir partir sur les routes, mais je suis mariée et c’est mon mari qui commande.

    Et ce n’est pas fini, en quelques années je deviens directrice de théâtre ambulant.

    J’ai trouvé ma vocation, j’adore les  spectacles, j’adore les voyages, je suis heureuse !

    Ma famille de Pontrieux l’est un peu moins, et se demande quand je vais en finir avec ces clowneries.   

    Il s viennent d’apprendre mon veuvage et me conjurent de reprendre une vie plus respectable….

    Mes clowneries , d'après eux, vont m'envoyer droit en enfer.

    Le théâtre c'est ma passion , hors de question d'abandonner !

    Et puis je viens de rencontrer un dentiste ambulant de 48 ans, j’en ai 43 et visiblement je lui plais.

    Ce n’est pas un gars de chez nous. Il n’est pas breton.

    Il est originaire de Pouilly- sur-Loire  dans le département de la Nièvre.

     Il est dentiste ambulant.

    Je vais pouvoir encore voyager.

    Le 22 novembre 1854 Louis Guillaume ROSSY TOSCANT m’épouse à Pontrieux .

    J’ai aimé ma vie d’artiste, Marielle !

    J’espère que tes futures recherches te conduiront à trouver quelques détails supplémentaires sur moi  »

     

    W comme cloWneries de  Marie Louise FLOURY

     

    (Source : Image Gallica)

    ****************

    Marie Louise FLOURY est la descendante de Jean AVET et de Jeanne le CAMPION les sosa 708 et 709 de Ronan (côté paternel)

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF   


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  • Avant de regagner sa place, Vincent LIRZIN tient à me présenter un homme qu’il dit être son beau-frère.

    L’homme en question a une petite trentaine d’années, une stature qui ne ferait pas rougir un joueur de rugby, une allure de soldat et surtout une répartie visiblement à toute épreuve.

    L’assemblée est calme, trop calme, les regards sont braqués sur l’homme qui se prépare à prendre la parole.

    « Bonjour Marielle !

    J’étais bien curieux de te connaître….faut dire que tu es une célébrité de l’autre côté.

    Nous avons ce point commun, être célèbre……………………..Enfin ! Je m’en serais bien passé quoique depuis que je connais ta passion pour l’histoire de ta famille, j'ai un peu changé d'avis….....Mais ce qui est fait est fait !

    Pas de retour en arrière possible ! Il faut donc assumer ici comme dans le monde des vivants.

    Cela ne m’ennuie pas de venir te parler car j’ai compris que tu ne te permettais jamais de juger nos actes.

    Tu ne peux pas comprendre une époque où tu n’as pas vécu.

    Mais tu peux enquêter, constater et surtout raconter, raconter sans juger.

    Tiens pour m’amuser, je vais imiter ton ami Sébastien !

    J’aime beaucoup son Challenge AZ.

    J’aime son idée de se contraindre à utiliser trois mots……donc moi je te propose Veuf, Vol et Vieux-Marché.

     Je suis né le 13 germinal de l’an XIII de la République, ou si tu préfères le 3 avril 1802 à Plougonver dans les Côtes d’Armor qui étaient en ces temps les Côtes du Nord.

    Mes parents étaient Guillaume LANCIEN et Jeanne MAGOAROU, mariés le 29 janvier 1799 à Plougonver.

    Mes parents auront trois garçons, deux survivront, mon frère Rolland et moi François !

    Le 15 septembre 1830, j’épouse Élisabeth Louise, la  fille de François LE LIRZIN et de Marie Louise CESSON. 

    Élisabeth est la sœur aînée de Vincent LE LIRZIN, c’est donc mon beau frère que vous avez entendu juste avant moi.

    Élisabeth me donnera une fille, que nous appellerons Marie Jeanne.

    Marie Jeanne naît le  3 septembre 1831 à Plougonver.

    Comme la famille de mon épouse, j'appartiens à la classe des gens de forêt.

    Je ne suis pas charbonnier, ni sabotier ou boisselier. Moi je suis scieur de long ! 

    Le 14 décembre 1834, à 26 ans, Élisabeth meurt à Loguivy-Plougras. Je suis veuf. 

    Heureusement Marie Louise CESSON, ma belle-mère est encore de ce monde et peut m’aider à élever ma petite Jeanne qui a 3 ans.

    Je dois maintenant t’avouer que je n’avais pas bonne réputation. Je suis même soupçonné de faire partie d’une bande de malfaiteurs.

    Mais j’ai été jugé pour avoir fait bien pire.....

    Le 26 mars 1836, lors de la Foire-Fleurie de Guingamp, j’ai servi d’interprète à un certain François JEGOU cultivateur demeurant dans la commune de Duault, afin qu’il puisse vendre pour 276 francs une jument à une personne habitant Belle-Isle. 

    Le 2 avril  suivant, François JEGOU accompagné de son fils Jean Louis sont allés à Belle-Isle remettre la jument à son nouveau propriétaire et se faire payer le montant convenu moins les 15 fr d’arrhes donnés le jour du marché.

    J’ai guetté les deux hommes sur le chemin du retour afin de, comme par hasard, les rejoindre et de faire la route avec eux.

    Étant à pied, j'ai proposé à Jean Louis de prendre un chemin détourné que je connaissais et qui nous ferait gagner du temps pendant que son père à cheval regagnerait sa demeure par la route.

    Bien entendu, je savais que l’argent de la vente se trouvait enveloppé dans un mouchoir dans la poche de Jean Louis.

    J’ai attendu le bon moment et me suis précipité sur lui, le frappant de toutes mes forces avec mon couteau. Puis j’ai saisi une pierre et lui ai fracassé le crâne. Avant de l’abandonner, j’ai mis la main sur la somme d’argent que je désirais.

    Je suis rentré chez moi dans un état second qui a été remarqué par plusieurs personnes.

    Je me suis changé et ai lavé du mieux que j’ai pu ma chemise tachée de sang. Les jours suivants, j’ai dépensé un peu d’argent. J’ai été arrêté le soir du 7 avril.

    Jean Louis JEGOU avait été trouvé baignant dans son sang  le soir même de mon crime. 

     Il a agonisé jusqu’au 11 avril,  sans reprendre connaissance, sans prononcer un mot.

    J’ai avoué le vol en demandant à mon beau frère d’aller récupérer l’argent que j’avais caché dans un bonnet sous la toiture d’un certain BRICON.

    J’ai été traduit en justice et condamné à la peine capitale pour assassinat suivi de vol d'argent le 12 août 1836.

    Le dimanche 27 novembre 1836, le rejet du pourvoi que j’avais formulé m’a été notifié.

    Le lendemain, lundi, escorté par une brigade de gendarmerie et un détachement de troupes de lignes, j’ai commencé le voyage vers Plouaret où je devais être exécuté.  

    Le mercredi suivant le 30 novembre, un peu avant 11 heures du matin, j’ai découvert l’échafaud.

    Il avait été monté sur la place du Vieux-Marché de Plouaret.

    Grâce au soutien de mon confesseur, j’ai franchi d’un pas ferme et assuré les marches de l’échafaud et me suis présenté devant l’exécuteur des hautes-œuvres.

    Cinq minutes plus tard, je n’étais plus ! 

    J’espère qu’un jour, Marielle,  tu trouveras le temps d’examiner de plus près les pièces de mon dossier aux archives.

    Au fait, avant que j’oublie, dis à Sébastien, que j’ai découvert son blog et son challenge AZ grâce à Hubert qui me visite régulièrement » 

    V comme Voleur et assassin : François LANCIEN de Plougonver

     

    *******************

    Elisabeth Louis LE LIRZIN épouse de François LANCIEN est la fille de François LE LIRZIN et Marie Louise CESSON sosa 320 et 321 de Ronan (côté paternel)

    J'ai découvert le destin de François LANCIEN grâce à sa fiche personnage indexée dans Corail-net du CG22. 

    Marielle BATHANY-LE GOFF


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