• Vendredi soir, la semaine est finie. Le week-end commence.

    Il commencera vraiment lorsque j'aurai franchi la porte de la maison.

    J'y suis ! Je me débarrasse de mon manteau en tentant de reconnaître le groupe que Jean Michel écoute. C'est étonnant, je l'entends râler ....

    " Zut, j'arrive plus à arrêter le CD. Pourtant les piles de la télécommande sont neuves. Ça fait trois fois que je recommence. Mais c'est une histoire de fou... j'appuie bien sur le bon bouton ....Ronan, tu n'as pas touché à la télécommande par hasard ?

    - Non ! j'ai rien fait ! répond Ronan, c'est peut-être maman ....ben tiens ! et pourquoi pas la reine d'Angleterre ?  il commence bien mon week-end !

    - C'est pas possible ! Ce cd était rangé hier,  ta mère ne se sert que de Spotify et de Youtube et encore c'est pour répéter sa danse country. En plus ZZ TOP est loin d'être son groupe préféré.

    - D'ailleurs pas certain qu'elle connaisse ZZ TOP renchérit mon rejeton"

    Franchement, mon fils me prend pour une bille !  Moi ! Ne pas connaître ZZ TOP !

    Ils vont voir ce qu'ils vont voir. Je débarque dans le séjour prête à régler mes comptes.

    Mais je suis stoppée net !

    Le père et le fils ne sont pas seul, je n'irai pas jusqu'à dire que le saint esprit y est aussi. Mais presque !

    Il y a bien un esprit mais pas certain qu'il soit sain !

    Le dernier visiteur du mois de novembre est là. Dès que Jean Michel arrête la musique, le visiteur appuie  de nouveau sur le bouton marche de la télécommande. Et ça le fait bien rire !   

    Il est temps d'arrêter les dégâts.

    Sous le regard stupéfait du père et du fils, j'enlève les piles de la télécommande, entraîne l'esprit visiteur dans une autre pièce et lance avant de disparaître : 

    " Je vais écrire le Z, c'est moi qui ai écouté ZZ TOP ce matin avant de partir et pour celui que ça intéresse je sais que le groupe est originaire de Houston et qu'il date de 1969 !"

      J'ai paré au plus pressé. Je vais pouvoir m'occuper de mon visiteur.

    - Je me suis bien amusé avec cette petite boîte, mes descendants m'ont fait bien rire. Fallait bien que je m'occupe en attendant que tu rentres du bureau.

    - Et moi ? je vais leur expliquer comment cette histoire de télécommande ? 

    - Dis la vérité , dis que c'est moi , moi le sosa 158 de Ronan, moi Antoine MALTOZEC né le 3 mars 1800 à Coatascorn (22).

    Mes parents sont Jacques MALTOZEC et Catherine DOLLO.

    J'ai 35 ans lorsque j'épouse Marie Madeleine LE PEUCH. Elle est plus âgée que moi, elle a déjà 43 ans.

    Marie Madeleine est veuve. Son premier époux était Pierre LE MOAL.

    De cette première union elle aura trois garçons et une fille.

    Sa fille Marie Françoise épousera François AVE, un des fils de Jean Marie AVE et de Jeanne DURAND qui sont aussi les ancêtres de Jean Michel et donc de Ronan.

    Notre mariage va agrandir la famille.

    Marie Madeleine va me donner un seul enfant, une petite fille que nous allons prénommer Marie Louise.

    Marie Louise est née à Ploëzal (22) le 13 févier 1837.

    En 1860, elle épousera Jean Marie LE BOLLOCH.

    Deux des résultats de ce mariage sont dans la pièce à côté. Et ma foi , ils me plaisent bien ces deux là. 

    Ma vie de laboureur va trouver son point final le 21 juillet 1853 à Ploëzal (22), j'ai 53 ans . C'est mon frère Jean qui ira déclarer mon décès. 

    Voilà Marielle, tu as de quoi écrire ton dernier billet. Je suis ton dernier visiteur.

    Je vais devoir m'en aller maintenant .

    Mais je crois que je reviendrai écouter ZZ TOP ainsi que d'autres groupes car Jean Michel et Ronan ont une sacrée collection de disques.

    Antoine me laisse seule, pas pour longtemps, on me réclame la télécommande que j'ai toujours en main...   

    dc

    ( décès Antoine MALTOZEC -1853 Ploëzal- AD22) 

     

    ************************

    Antoine MALTOZEC et Marie LE PEUCH sont les sosa 158 et 159 de Ronan (branche paternelle)

    Jean Marie AVE et Jeanne DURAND sont les sosa 354 et 355 de Ronan (branche paternelle) 

    ************************

    C'est le dernier billet de mon Challenge AZ 2018.

     

    Je remercie ma soeur Ida ( la Madame Bled de la famille) d'avoir la patience d'attendre chaque soir que je publie afin de me relire.

    Merci à Jean Michel d'avoir la patience de supporter chaque soir depuis un mois mes longues séances d'écriture.

    Merci à mes lecteurs pour les petits mots d'encouragements sur le blog, facebook et twitter ainsi que sur la messagerie de mon téléphone ( Thierry c'est bien de toi que je parle !)

    Merci à Sophie BOUDAREL d'avoir inventé ce challenge.

    Merci à Brigitte SNEJKOWSKY de s'occuper de la logistique ( tableau google sheets).   

    Et surtout merci aux habitants de l'arbre familial de Ronan d'être encore là à travers des documents. 

    Merci et à l'année prochaine....maintenant je vais me consacrer à la lecture des billets des autres participants du challenge et il y a de quoi faire...

     

    Marielle BATHANY- LE GOFF

    pour me contacter : marielle.le-goff@wanadoo.fr


    2 commentaires
  • Avant dernière lettre de l'alphabet, le Y me joue des tours ce soir. 

    Par facilité je pourrais choisir un Yves, prénom bien breton.

    Je lance ma recherche dans Hérédis, voyons voir de plus près les individus portant ce prénom. 

    Bingo ! J'en ai 341 , lequel choisir..........je n'arrive pas à me décider. 

    Il n'est que 19 h 35, un visiteur ne devrait pas tarder à arriver. Il y a de fortes probabilités qu'il porte le prénom Yves. Cela m'évitera de choisir moi-même. Finalement, je me suis habituée à cette aide quotidienne. 

    Toujours personne à l’horizon, mais je reste zen, tiens "zen" ce serait pas mal pour le dernier billet du Challenge AZ demain.

    "Marielle ! C'est un peu facile de compter sur les autres ! Tu as vraiment besoin d'aide mais pas pour écrire tes billets, juste pour les planifier. Donc y'a qu'à planifier, faut qu'on t'aide !

    Je te signale que tes amis généalogistes, eux, sont bien organisés, ils ont terminé la phase d'écriture depuis belle lurette pour certains.

    En plus, à cause de toi, Sébastien risque d'être bien fatigué demain matin. Déjà hier soir, il attendait de te lire avant d'aller se coucher. J'espère qu'il sera plus raisonnable ce soir ! 

    Tu dois absolument t'y prendre à l'avance pour l'année prochaine !"

    Mais elle sort d'où celle-la ? J'ai bien l'impression que je ne verrai pas d'Yves ce soir. Elle doit certainement se prénommer Yvonne ou Yvette cette "Madame Tape-dur".

    J'apprécie moyennement de me faire sermonner ainsi, j'ai plus 10 ans. 

    Oh ! elle va pas être ma copine si elle continue de la sorte. En plus elle est injuste, cette année pour la première fois, mes trois premiers billets étaient prêts à l'avance.  

    " Ne me fais pas rire Marielle, ces trois billets étaient écrits à l'avance car tu partais en week-end en Touraine chez Thierry et Isabelle ! et zut j'ai oublié que les ancêtres lisent dans les pensées ....

    Et je ne souhaite pas être ta copine Marielle, pour la bonne raison que je suis plus que cela !

    Je suis ta grand-mère Augustine !

    Ce qui à mon sens me donne le droit de te sermonner que tu sois âgée de 10 ans ou de presque 55 !

    Tu es ma petite-fille et ça personne ne peux me l'enlever !

    Je suis Marie Augustine LE CAER. Je suis née le 29 août 1896 à Plouëc.

    Mes parents Pierre Marie LE CAER et Marie Anne LOZAHIC se sont mariés le 22 octobre 1882 à Plouëc. Ils étaient cultivateurs. Ils ont eu onze enfants, six garçons et cinq filles.  

    Je vais tomber amoureuse de mon petit cousin. Ton grand père était beau garçon, il plaisait aux filles. Hélas ! la réciproque aussi d'ailleurs. 

    Nous allons devoir obtenir une autorisation de l’Évêché pour pouvoir nous marier. Le 4 novembre 1922 à Runan, j'épouse Henri LE GOFF. Il a 23 ans et moi 26.

    Nous aurons cinq enfants.

    Trois filles qui deviendront tes tantes, Marie Aline, Simone Marie Thérèse et Jeanne Yvonne Marie que nous appellerons Jeannette; et deux garçons, François, ton papa et Yves, ton oncle.

    Tu vois, entre une tante et un oncle, tu as Yves et Yvonne, deux Y pour le challenge ! 

    Comme tu l'as entendu dire ma vie de couple n'a pas été de tout repos. Ton grand-père et moi avons finalement décidé de nous séparer. C'était chacun sa maison dans la même commune de Plouëc. Il venait très régulièrement me voir. Nous n'avons jamais divorcé. 

    Puis je suis tombée gravement malade au début des années 1960.

    François et ta maman qu'il venait d'épouser, ont décidé de m'accueillir chez eux.

    J’espérais être encore de ce monde lors de ta naissance en 1964. Hélas, ce fichu cancer a eu raison de moi, je suis morte à Plouëc le dimanche 16 févier 1964. Nous nous sommes ratées de peu !"

    Je suis en larmes !

    J'ai devant moi ma grand-mère Augustine, celle qui est partie  quatre mois avant ma naissance, celle qui m'a toujours manquée.

    J'ai toujours entendu dire qu'elle n'était pas facile de caractère. Elle me l'a prouvé d'ailleurs il n'y a pas cinq minutes. Mais c'est ma grand-mère ! Ma mémé à moi ! La maman de Papa ! Et je l'aime tout simplement ! 

    Avant de me quitter ma grand-mère m'indique qu'elle a noté dans mon agenda l'heure du GENEA CHAT du 4 décembre prochain.

    D'après elle le programme est fait pour moi .On doit y causer Challenge AZ 2018 : Retour d'expérience, Quelle organisation ? Quelles astuces pour le prochain ?

    Grand-mère est certaine que je peux y trouver des solutions pour mieux m'organiser l'année prochaine et éviter d'écrire au jour le jour.

    Donc, j'obéirai à ma grand-mère, mardi soir à 21 h , je serai au rendez-vous !

    Et j'ai déjà hâte de retrouver virtuellement les copains et les copines du Challenge AZ 2018.

     

    mémé

    (Marie Augustine LE CAER épouse LE GOFF - 1896-1963)

    ********************

    Marie Augustine LE CAER et Henri LE GOFF sont les sosas 12 et 13 de Ronan. (branche maternelle) 

     

    Le blog généalogique de Lorraine et d'ailleurs de Sébastien http://marques-ordinaires.blogspot.com/ 

     

    Marielle BATHANY - LE GOFF

    pour me contacter : marielle.le-goff@wanadoo.fr

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Même si cet après midi il ne fait pas très beau, j'ai maintenu la promenade que je projetais dans les bois de la Minière.

    Il n'y a pas foule, seulement quelques courageux qui promènent leurs chiens et quelques coureurs. Et moi...qui déambule plongée dans mes pensées.

    Je m'attarde autour d'un tas de bois coupé depuis déjà plusieurs semaines.

    J'observe une colonie d'insectes qui s'active. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'abeilles. Mais elles n'en ont pas la couleur.Celles que j'ai sous les yeux sont presque noires.     

    "- Des Xylocopes, ce sont des Xylocopes, et tu as raison c'est bien une sorte d'abeille. Des abeilles charpentières. Elles s'attaquent au bois, elles y creusent leurs nids."

     Le visiteur qui vient de se matérialiser près de moi a l'air d'en connaître un rayon sur les insectes. Cela aiguise ma curiosité. Je l'interroge donc :

    "-Bonjour, vous êtes certainement entomologiste pour vous y connaître ainsi ?

    - Entomo quoi ? Grand dieu non ! Je déteste les Xylocopes, moi ce que j'aime c'est le bois ! Du bon bois, bien sain pour en faire des sabots. Des sabots si solides que tu peux les laisser en héritage à des générations et des générations de descendants.

    Bon après je te l'accorde, le seul problème pour les héritiers c'est la pointure....et encore....Enfin , tu as deviné je suis sabotier ! Et fier de l'être ! 

    D'ailleurs si tu veux je peux te faire une paire de sabots pour le travail, donne moi ta pointure...."

    Il y a urgence, je dois changer de sujet de conversation si je ne veux pas me retrouver au bureau avec des sabots aux pieds, j'imagine déjà la tête des copines, surtout celle de Sylviane ! 

    Difficile d'avouer à un ancêtre sabotier qu'à la maison je ne porte que des crocs. Légers et increvables, fait pour durer des générations eux aussi !       

     "- Nous verrons cela une autre fois, je souhaite maintenant que tu me parles de toi. J'ai encore un billet à écrire et ton aide me sera très précieuse.

    - Marielle , je suis à ta disposition. Je te propose de faire quelques pas sur ce chemin. Je m'appelle Jean Louis LE LIRZIN. 

    Je suis né le jeudi 19 juin 1834 à Loguivy-Plougras (22). Mes parents sont Vincent LE LIRZIN, sabotier lui aussi et Marie PERSON. Ils auront sept enfants, je suis l'aîné.

     Je suis devenu moi aussi sabotier.

    Le 3 juillet 1856 à Plouaret (22), j'épouse Marie LE CUZAT, elle a 33 ans et moi 22. Oui tu as bien entendu elle a bien onze ans de plus que moi. Je reste marié un peu plus de deux mois, le 13 septembre 1856, Marie décède. Et je suis à 22 ans un jeune veuf.

    Je ne vais pas le rester bien longtemps.  L'année suivante, le 26 décembre 1857, toujours à Plouaret, je convole avec une veuve de 12 ans mon aînée. Marie Françoise LE QUERE a 35 ans. 

    L'année suivante, notre fille Marie Louise vient au monde, puis il y aura Jeanne Marie et Louis qui hélas de vivra pas.   

    Mon épouse survivra un mois à peine à notre fils. Nous sommes le 28 août 1862, et pour la seconde fois je suis veuf.

    Puis je vais rencontrer Barbe, je l'épouse six mois après mon veuvage. Cette fois, ma femme est plus jeune que moi. Elle a 26 ans et moi 28.  

    Barbe LE MORVAN et moi, nous marions le 21 juin 1863 à Plouaret (22).  Sept enfants vont naître. Notre premier né en 1864 ne vivra qu'une journée.

    Nous allons quitter Plouaret (22) pour le Vieux-Marché (22), puis pour  Trégrom (22), en 1886 nous serons à Pommerit-Jaudy (22) et en 1896 à Carnoët (22).  Tu vois un bon sabotier trouve du travail partout.

    Mon fils Yves Marie, l'ancêtre de Ronan, sera lui aussi sabotier.  Il s'installera à Plouëc (22) puis à Ploëzal (22).

    Entre 1896 et 1909 , je pense que je deviens veuf pour la troisième fois.

    En effet, en 1909, je demeure chez ma fille Marie Jeanne.

    Marie Jeanne est une des filles que j'ai eu avec Marie Françoise ma deuxième épouse.

    Marie Jeanne demeure à Pouldouran, elle y est boulangère .

    Elle est veuve depuis 1906. Elle avait épousé Yves Marie GOAZIOU. C'est un de mes petits-fils qui est le boulanger maintenant.

    C'est chez elle à Pouldouran que je meurs le 24 décembre 1909. J'avais 75 ans."

    Notre promenade se termine. Je le remercie pour toutes ces précisions.

    Il est pressé de partir car il doit s'occuper de choisir le bois afin de me fabriquer des sabots. J'ai beau lui dire que rien ne presse, il ne m'écoute pas.

    Finalement , c'est têtu un sabotier, le mien a la tête aussi dure que le bois dont sont fabriqués ses sabots.

    Et moi qui voulait l'interroger un peu plus sur la date et le lieu de décès de Barbe LE MORVAN. Et bien ce sera pour une autre fois !

     recen(recensement -AD22 - famille LE LIRZIN)   

      recen1

           (recensement -AD22 - famille LE LIRZIN)

     

    ********************

    Jean Louis LIRZIN et Barbe LE MORVAN sont les sosa 80 et 81 de Ronan (branche paternelle).

    Je suis toujours à la recherche du lieu et de la date de décès de Barbe LE MORVAN . Je pense qu'il s'est produit entre 1896 et 1909, dans la région de Ploëzal. Il semble absent des bases de données. 

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF

    pour me contacter : marielle.le-goff@wanadoo.fr


    1 commentaire
  • Il est 18 h 55 , je suis chez moi devant mon écran.

    Je me suis inscrite auprès de La Revue française de Généalogie au webinaire de présentation de formation Gallica.

    Il débute à 19 h c'est à dire dans cinq minutes.    

    "Ouf ! j'arrive à l'heure j'avais peur d'être en retard. Alors, elle est là Sophie ? Fais moi une petite place près de toi, je ne veux rien rater."

    Moi qui pensais avoir un peu de tranquillité , je crois bien que c'est raté. Je décide de ne pas engager la conversation, ce soir je donne la priorité à cette présentation , ma visiteuse va devoir attendre un peu.

    Et visiblement cela ne la gêne pas, je comprends vite qu'elle aussi est là pour le webinaire, ou plus exactement pour l'animatrice, Sophie BOUDAREL.

    La présentation commence...

    "Elle est là, dans le rectangle sur le côté, tu crois qu'elle me voit ? Bonjour Sophie !  Ma visiteuse ne tient plus en place, elle gesticule dans tous les sens espérant ainsi attirer l'attention de Sophie.  

    - Non, elle ne nous voit pas, tais-toi un peu et écoute, laisse-la nous parler de Gallica.

    - Mais moi j'en ai rien à faire de ton gars Lica, j'ai juste connu un gars qui s'appelait Lucas.

    - Un "gars Lica" alors là c'est le bouquet ! On parle d'un site internet pas d'une personne ! Je te demande de patienter trente minutes. Donc, tu restes tranquillement près de moi, tu te tais et tu écoutes Sophie ! 

    J'ai haussé un peu la voix et ma foi ça fonctionne. Ma visiteuse ne dit plus un mot et suit quasi religieusement les explications de Sophie. 

    La présentation est terminée. La salle de formation virtuelle est désactivée.

    Je peux maintenant accueillir ma visiteuse fan de Sophie. 

    "- Alors que puis-je faire pour toi ?

    - J’espérais voir Sophie. Je veux la remercier pour avoir créé le Challenge AZ .

    Chaque année nous l'attendons avec impatience. Ça a été un peu difficile d'attendre jusqu'au mois de novembre cette année.

    Depuis déjà plusieurs années j'attends que tu écrives sur moi. Je sais..... ce n'est pas facile, tu n'as pas trouvé grand-chose sur mon passage sur terre. Je n'étais qu'une fille-mère parmi tant d'autres.

    - Ne dis pas ça ! Pour moi tous les ancêtres de Ronan ont la même importance. Notaire, maire, fermier ou fille-mère, je vous respecte et je vous aime de la même façon.

    Je te propose de faire le point sur ce que je sais de toi. Mais je ne connais pas encore ton nom.

    - Je suis Marie Anne ARZUL.

    - Tu es la mère de Marie Victoire, mon arrière-grand-mère de Coatascorn (22) !

    - Mon dieu ! tu te souviens de moi ...Marie Anne a les larmes aux yeux, elle est émue, je la laisse continuer...Je suis née le 21 janvier 1838 à Prat.

    Mes parents sont Yves ARZUL et Anne BOUTIN. Mon père était laboureur et ma mère filandière. Nous demeurions à Prat (22). Nous étions cinq enfants, trois filles et deux garçons.

    Le 29 juillet 1867, je vais mettre au monde à Prat (22)  ton arrière-grand-mère, Marie Victoire ARZUL qui épousera François LE GOFF. Comme tu le sais, je n'étais pas mariée.....

    Mais pour clore mon dossier il te manque ma date et mon lieu de décès. Hélas ! même moi je ne m'en souviens pas. J'ai peur que tu ne le trouves jamais.

    -Et bien pas moi Marie Anne ! je n'ai pas encore dit mon dernier mot.

    Je n'ai fait jusqu'à présent qu'une recherche superficielle. Je vais voir du côté des recensements pour retrouver ta trace.  

    Et puis parfois les miracles se produisent grâce au Challenge AZ.

    Les actes non trouvés apparaissent comme par enchantement dans les boîtes mail. C'est ce qui vient d'arriver à Brigitte de "Chroniques et d'antan et d'ailleurs".

    Marie Anne retrouve le sourire. Il est l'heure de se quitter. Avant de disparaître, elle me glisse à l'oreille:

    "Dis à Sophie, que nous aimons le Challenge AZ et toi Marielle , je te conseille de t'inscrire à cette formation Gallica, Sophie a plein d'astuces à t'apprendre...."  

    arzul

       (Acte de naissance de Marie Anne ARZUL - 1838 - Prat - AD22)

    **************************

     

    Marie Anne ARZUL est le sosa  51 de Ronan (branche maternelle)  

     

     

    Lien pour GALLICA

    La Revue française de Généalogie https://www.rfgenealogie.com/ 

     

    Le Blog de Sophie BOUDAREL https://la-gazette-des-ancetres.fr/category/defis-genealogiques/

    Le blog de Brigitte  @chroniques92 http://www.chroniquesdantan.com/                  

     

     Marielle BATHANY-LE GOFF

    pour me contacter : marielle.le-goff@wanadoo.fr   


    1 commentaire
  • La fin de l'année rime souvent avec renouvellement des abonnements.

    Ce soir, j'ai décidé de m'y prendre à l'avance afin d'éviter les ruptures de périodes. 

    Si la plupart des réabonnements peuvent maintenant se faire en ligne, il m'en reste un ou deux que je vais devoir renouveler à l'ancienne. C'est à dire coupon à compléter et chèque à joindre, en n'oubliant pas, autant que possible, la signature dudit chèque.  

    "Pas mal ta signature, tu pourrais y faire figurer une ruche. Moi c'était mon rêve , une signature enrichie d'une  ruche.

    Tiens , je vais te montrer de quelle manière je signe. Je sais... elle est encore un peu hésitante ma signature.......

    Il faudrait que je m'entraîne encore mais au moins je signe, et pour moi c'est déjà beaucoup. Tu sais c'était pas facile la plume d'oie et l'encre. J'aime beaucoup vos bâtons pour écrire, en plus tu en as de toutes les couleurs. Je crois bien que je vais m'entraîner un peu."

    Mon visiteur vient de s’accaparer de mes trois pots à crayons et d'un de mes carnets de recherches. Une première signature figure déjà sur une page.

    - J'accepte que tu testes mon matériel d'écriture mais cela ne t'empêche pas de me faire part de ton identité. Et de m'en raconter un peu plus sur toi..... 

    - Bien dit Marielle ! Je peux écrire en parlant ! Je suis Vincent PIERRES, né à Saint-Laurent (22) le 5 mars 1725.

    Mes parents , Jan PIERRES et Denise LE PERCHEC se sont mariés le 21 mai 1724 à Guénézan (22). Et si tu regardes de plus près leur acte de mariage, tu y trouveras la signature de mon père. J'ai toujours admiré sa signature et sa dextérité pour tracer sa fameuse ruche.    

    SIG  

    Entre 1725 et 1737 , mes parents auront 6 enfants, je suis l'aîné.

    Le 9 février 1752, j'épouse à Landébarëron (22) Jeanne STEUNOU, elle a 24 ans j'en ai 26.

    La fin de l'année 1752 voit la naissance de notre petite Yvonne, deux ans plus tard c'est Jean qui s'annonce puis viendront Marie Anne, Guillaume Marie, Louis, François et Catherine.

    Je vais faire le nécessaire pour qu'au moins mes garçons sachent écrire comme mon père. Moi je n'en ai pas eu l’occasion. Peut-être aussi qu'à l'âge ou je pouvais apprendre, je n'étais pas très intéressé par cela.

    Ne pas savoir signer m'obsédait , donc je vais au moins apprendre cela pour pouvoir signer les actes officiels concernant ma famille. Je suis heureux d'apposer ma signature sur les actes de mariages. Hélas, il y a aussi des moments de grandes peines où elle est requise. Les décès n'épargnent pas ma famille.

    Sur l'acte de mariage de Catherine, ma dernière enfant, tu peux reconnaître ma signature ainsi que celles de mes trois fils Jean, Guillaume et François. C'est vrai que je trace ma signature avec difficulté , il manque même une lettre à mon prénom , mais ce n'est pas le cas de mes trois fils. J'en suis très fier. Le fait de savoir signer donne un certain statut social dans nos petits villages.     

    sigs      

    Mes trois fils signeront également mon acte de décès. Je décède entouré de mon épouse et de mes enfants le 6 février 1793, j'ai 68 ans."

    Vincent est resté encore un petit moment avec moi. Il a essayé toute ma collection de stylos et de feutres.....   

    ****************

    Vincent PIERRES est le sosa 444 de Ronan. (branche maternelle) 

    Nous descendons de Jean l'aîné de ses fils. (familles RICHARD- LOZAHIC- LE CAER - LE GOFF)

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF

    pour me contacter : marielle.le-goff@wanadoo.fr


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique