• Le véhicule spacio-temporel me surprend un peu, je me voyais déjà au volant d'une DeLoréan. Un comble pour moi qui déteste conduire !

    Drôle d'idée, une cabine téléphonique en guise de machine pour voyager dans le temps. 

    Mais après tout c'est la destination qui compte.

     

    Finalement l'engin se révèle  très spacieux .

    Au centre, une console en arc de cercle me présente 26 gros champignons multicolores.

    Une lettre est inscrite sur chaque champignon.

    J'ai donc à ma disposition les 26 lettres de l'alphabet.

    Au moins, pas de changement à ce niveau là dans le futur.  

     

    Ralg me sourit .

    Nul besoin de m'expliquer comment ça marche ! même télépathiquement !

    Ma main a déjà appuyé sur le A .

    La cabine se soulève et est emportée dans un tourbillon. Je n'ai même pas peur !   

     

    Tout à coup, les murs de la cabine s’effacent comme par magie.

    Nous nous retrouvons dans une chambre bien sombre.

    Les rideaux sont tirés mais laissent quand même filtrer un minuscule rayon de soleil.

      

    Une femme repose sous les draps, deux hommes semblent la veiller.  

    Notre arrivée ne les perturbent pas.

    - Normal ! me souffle la voix de Ralg,  nous sommes invisibles.

     

    Les deux hommes chuchotent , ils ne veulent pas troubler le repos de la malade :

     

    - Tantine dort, constate Claude, nous allons en profiter pour aller casser une petite graine cousin.   

    - très bonne idée, lui répond Laurent, le docteur dit que ça peut encore durer quelques heures, déjà elle dort beaucoup plus depuis qu'elle a reçu l’Extrême Onction.

    - dans une heure, nous serons de retour, Laurent. 

     

    L'agonisante couchée dans ce lit s'appelle Marie Renée MARCHADOUR.

     Et je rêve de lui dire un seul mot : Merci

    Marie Renée est née le 11 septembre 1771 à Plouzané dans le Finistère.

    Ses parents, Jean MARCHADOUR et Gabrielle LE MENEC sont meuniers au Moulin de Poullinoc.

    Ils auront 11 enfants, Marie Renée est l'avant dernière.

     

     Le 30 janvier 1804, elle accouche à l'hospice de Brest d'un enfant naturel qu'elle va prénommer Pierre Bathilde. Elle a 31 ans.

    Sa situation de fille mère et d'orpheline,la pousse certainement à confier son fils à l'hospice de Brest .

    En effet, en 1804, ses parents ne sont plus de ce monde et une fille mère dans une famille est un sujet délicat voire honteux.

    Sans compter que si trouver un mari pour une veuve est fréquent , il n'en est pas de même pour une fille-mère.

    Marie Renée va donc abandonner son enfant , Pierre sera confié à une famille de Telgruc .

    Pourtant, sur l'acte de naissance de cet enfant, outre son identité, elle va indiquer celles de ses parents.

     

    Un an et demi plus tard, le 30 juillet 1805, Marie Renée épouse à Lambézellec Jean Palier, un veuf.

    Il est âgé de 42 ans, forgeron et est natif de Salignac en Dordogne.

     Le couple ne semble pas avoir eu d'enfant. 

     

    Aujourd'hui en 1829, Marie Renée a 58 ans, il semble qu'elle soit veuve.

    Elle sait qu'elle est au terme de sa vie.

    Le curé est passé, elle a compris qu'il n'y a plus d'espoir.

    L'espoir de voir un jour son enfant, son fils , son Pierre, frapper un beau matin à sa porte.

    Il aurait 25 ans aujourd'hui. 

     

     

    Elle entend dans la pièce voisine ses deux neveux discuter.

     

    Claude GUEGUEN et Laurent LESTEVEN ne vont pas tarder à revenir.

     

    Et moi je ne résiste pas ! C'est maintenant ou jamais !

    Elle va mourir, je ne risque pas de modifier son futur.

    Ralg ne me contredit pas, je m'aperçois que lui aussi, comme moi, est ému. 

     

     

    Je m'approche doucement du lit.

    Je ne veux surtout pas l'effrayer.

    Elle me sourit déjà, je lui prend la main, nos esprits sont connectés automatiquement.

    Elle connait enfin le devenir de son fils, elle peut partir tranquille.

    Elle sait qui je suis.

     

     

    Avant qu'elle ne ferme les yeux pour toujours, je vais pouvoir lui dire "Merci"

    Merci d'avoir indiqué sur l'acte de naissance de son bébé, son identité et surtout celles de ses parents.

    Merci d'avoir facilité mes recherches.

    Merci de m'avoir fait gagner du temps. 

     

    Claude et Laurent reviennent juste à temps, pour entendre leur tante prononcer "Ken e vi gwelet ma ael" avant d'expirer .

     

    Les deux cousins lui ferment les yeux et sur un dernier signe de croix, se préparent à prévenir le reste de la famille.

    Demain, il iront déclarer officiellement le décès de leur tante.

    Nous sommes le 21 décembre 1829 à Lambézellec dans le Finistère.     

    Marie Renée vient de partir pour son grand voyage.

    Je vais reprendre le mien.

    A comme Abandon d'enfant

     

     

    Ces dernières paroles,  "A la prochaine mon ange" sont pour moi.

    Je le prends pour un rendez-vous, un rendez-vous  pour en savoir plus sur elle, sur sa famille, sur notre famille. 

     

     **********************

     Marie Renée est le sosa 121 de Ronan (côté maternel)

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF 

     

     


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  • Arborant  fièrement les couleurs d'EAG, mes deux "kalons" viennent de partir.

    C'est soir de match au Roudourou, Jean-Michel et Ronan espèrent la victoire de l'équipe de Guingamp.

     

    Je reste donc seule dans notre petite maison de Pen-Bizien en Pommerit-Jaudy et je compte bien profiter de ma soirée.

    Au programme, recherches sur les AD des Côtes d'Armor mais ma connexion internet est capricieuse ou... commencer une nouvelle série de DVD….

    Je me demande combien d'épisodes je vais pouvoir ingurgiter avant le retour de mes deux supporters.

    Mais avant de passer au vif du sujet, il me faut un kit de survie.

     

    Donc, c'est direction cuisine pour la préparation d'un copieux plateau télé.

    Hélas, je n'ai même pas le temps de saisir la poignée de la porte du frigo que déjà on sonne à la porte.

     

    Un peu surprise, voire contrariée, par cette visite inopinée qui risque de me faire prendre du retard dans mon projet "série à gogo" , je vais ouvrir la porte.   

     

    Je découvre un jeune homme d'une trentaine d'années, brun aux yeux bleus.

    Un large sourire illumine son visage. Il semble heureux de me voir.

    J'ai la sensation fugace de le connaître ou du moins de l'avoir déjà rencontré.  

     

    - Bonjour Marielle, je suis heureux de te rencontrer enfin !

     Je viens te proposer mon aide car visiblement tu es en panne ou du moins en retard pour le Challenge AZ de cette année.

     

    En panne je ne crois pas, en retard comme chaque année mais j'ai l'habitude…..mais au fait de quel droit il me dit ça lui  ?

    D'ailleurs il n'a rien dit, je n'ai pas entendu le son de sa voix, pourtant je l'entends…dans ma tête…

    Je ne sais plus quoi penser, si je referme la porte, il va peut-être disparaître…

    Non, je n'ai pas envie de le voir disparaître, ……….du moins pas encore, il veut se moquer de moi, il ne va pas être déçu.

     

     Il va découvrir que si on me prive de ma dose de série, je peux devenir très très désagréable. 

     

     - Ton siècle n'est pas encore télépathe, je vais donc utiliser la parole annonça-t-il.

     

    Je reste sans voix mais n'en pense pas moins : "Ben vas-y mon neveu ! la parole est à toi !"

     

    - Je m'appelle RALG, je viens du futur et non, je ne suis pas ton neveu !

     

    Alors là , il vient de m'achever, c'est pas possible, il a vraiment lu dans mes pensées.   

     

    Son regard est rivé au mien, une force inconnue me commande de lui faire confiance.

    Je l'invite à entrer.

     

    - Comme je viens de te le dire, je viens du futur, et je suis passionné de généalogie.

    Il y a peu, lors d'une recherche dans les archives, j'ai découvert ton blog et le fameux Challenge AZ inventé par Sophie BOUDAREL.

    Nous ne pratiquons plus la généalogie de la même façon que vous. Nous avons la possibilité d'observer nos ancêtres grâce au voyage spacio-temporel.

    Généralement nous avons l'interdiction de rentrer en contact avec nos ancêtres car cela peut avoir des conséquences sur le futur.

    La lecture de ton blog m'a poussé à venir te rencontrer.

    Je guette depuis plusieurs semaines l'occasion de te rencontrer seule. 

    Dans mon monde, je suis chercheur et j'ai obtenu une dérogation valable pour la durée du challenge AZ 2017 .

     Je te propose de m'accompagner à travers le passé, afin d'observer de plus près certains membres de ton arbre familial.

    Tu pourras ainsi recueillir de la matière pour rédiger tes billets.

     

    Difficile de résister à une telle proposition.

    Je n'ai même pas pensé aux risques d'un tel voyage.

    D'ailleurs c'est bien connu, on ne reste coincé dans le passé que dans les séries TV que je regarde.

    Normal ! faut avoir de la matière pour au moins 13 épisodes d'une saison.

     

    Et vous qu'auriez-vous fait ?

     

     Moi, j'ai saisi la main qu'il me tendait et il m'a entraîné vers son véhicule stationné au beau milieu de la pelouse de mon jardin. (C'est Jean Michel qui risque de ne pas être content demain !)

    Je n'ai même pas pensé à fermer à clé la porte de la maison. 

     

    Ah oui, juste un détail au cas où vous nous croiseriez, son véhicule ressemblait à ça :

     

    Challenge AZ 2017

     

     Marielle BATHANY - LE GOFF


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  • On a gagné ! On a gagné !

    C'est dans le journal !

    Et mon Jean Marie qui n'est pas là pour lire cela !

    Je vais découper l'article de journal et le lui glisser dans l'enveloppe de la lettre que je viens de lui écrire.

    C'est moi qui ai insisté pour participer au concours organisé par le journal Ouest-Éclair, et comme c'est lui le chef de famille maintenant, j'ai concouru en son nom.

    Il va bien rire lorsqu'il va connaître le lot gagné.

    Mais à moi il me plaît bien ce lot !

    Je vais bientôt recevoir une boîte de trois savons "Aux violettes embaumées".    

    Que j'ai hâte de recevoir mon prix !

     

    Bon, en attendant, il va falloir ouvrir la boulangerie, les clients ne vont pas tarder.

    J'espère que certains auront lu le journal……..

     

    Jeanne Marie LE LIRZIN, veuve GOAZIOU est la boulangère de Pouldouran (22).

    Elle est veuve depuis 1906.

    Elle avait épousé Yves Marie GOAZIOU le 11 octobre 1885 à Ploëzal.

    Jeanne Marie, fille d'un sabotier avait épousé un boulanger.

     

    Jeanne Marie est la fille de Jean Louis LE LIRZIN et de Marie Françoise LE QUERE de Plouaret.

    Elle est née à Plouaret le 22/11/1859.

    Elle a à peine connu sa mère.

    Jeanne Marie n'a pas encore 3 ans lorsque Marie Françoise LE QUERE décède (28/08/1862).

     

    Le 21 janvier 1863, à Plouaret (Et oui ça ne traîne pas !) son père va se remarier à Plouaret avec Barbe LE MORVAN 

    La famille compte 8 enfants.

    Jeanne Marie va être élevée par sa belle-mère.

     

    Jeanne Marie va quitter la région de Plouaret et venir s'installer dans la région de Ploëzal.

    Elle a certainement suivi ses parents et Yves Marie, un de ses demi-frères.   

    Avec son époux Yves Marie GOAZIOU, ils vont tenir une boulangerie à Pouldouran.

    Deux enfants vont naître de leur union.

    Leur fille Louise Augustine Marie née le 21 octobre 1886  va décéder le 15 mai 1890, elle a 3 ans.

    Le 17 février 1889, un garçon vient au monde, Jean Marie.

     Il va suivre la voie professionnelle de son père et deviendra lui aussi boulanger.

      

    En 1906, Jeanne Marie va perdre son mari, et c'est son fils qui va prendre la relève de son père dans le fournil.

     

    C'est par le journal l'Ouest-Eclair du 7 octobre 1914 que Jeanne Marie va apprendre que le nom de son fils figure dans la liste des lauréats du concours.

     

    Mais à cette date, Jean Marie est au régiment, mobilisé comme beaucoup de français depuis début août 1914.

    C'est donc par courrier qu'il apprendra l'heureuse nouvelle.....

     

    (Ouest-Éclair du 07/10/1914) 

     

    ****************************

    Jean Louis LE LIRZIN et Barbe LE MORVAN sont les sosa 80 et 81 de Ronan (branche paternelle).

     

    ***************************** 

     

    Nous sommes le 30 juin 2016, c'est le dernier jour et ce Z est le dernier billet de mon Challenge AZ 2016.

    Les ancêtres de Ronan vont maintenant remonter tranquillement dans cet arbre qui me passionne de plus en plus. 

     

    Merci à Sophie Boudarel de la "Gazette des Ancêtres" pour avoir imaginé ce Challenge il y a maintenant quatre ans.

     

    Merci à Brigitte de "Chroniques d'antan et d'ailleurs" de nous avoir driver au niveau tableau d'enregistrement et d'avoir réparé nos bêtises.

     

    Merci à Généanet d'avoir mis en place une telle bibliothèque généalogique.

     

    Merci à ma cousine Marie-France de m'avoir ouvert ses archives familiales et de m'avoir soutenue tout au long de ce Challenge.

     

    Merci à toi aussi Sophie (au bureau) pour ton soutien. Touchée d'avoir été "ta petite lecture du soir".

     

    Et pour finir un grand Merci à vous qui me lisez ou qui me lirez un jour.

     

    Marielle BATHANY - LE GOFF

     

     

     

     


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  • C'est un grand jour pour moi !

    Joseph, mon fils est fier de moi.

    Et le patron n'en parlons pas !

    Je n'ai jamais vu Yves LE BRAS aussi souriant.

    Tout le monde est sur son trente-et-un, comme aurait dit  ma chère Marie Vincente.

    J'ai tenu à mettre mon beau costume, celui que j'avais choisi avec elle.

    La cravate me serre un peu.

    Je vais demander à Eugénie de l'arranger un peu.  

    Mes enfants m'entourent pour ce grand jour, il ne manque que toi Marie Vincente.

     

    Je m'appelle Yves Marie TILY, je suis né le 12 juin 1842 à Rospez (22).

    Mes parents étaient Yves TILY et Marguerite LE BARZIC.

    Je suis l'aîné de 10 enfants, nous étions six garçons et quatre filles.

    Comme dans beaucoup de familles, certains sont décédés en bas-âge. 

     

     

    Le 19 novembre 1882, à Brélidy (22), je vais épouser Marie Vincente TOULLELAN.

    Nous aurons bientôt neuf enfants :

     

    •  Anne Marie en 1883
    • Joseph Marie en 1885
    • Eugénie en 1886
    • Rosalie en 1887
    • François Marie en 1888
    • Yves Marie en 1891
    • Alexandrine en 1893
    • Alexis Marie en 1896
    • Bernadette Marie en 1899

     

    Nous allons perdre notre petite Rosalie en 1888, elle avait à peine 10 mois.

    Puis, en 1900, c'est Anne Marie, notre aînée qui est rappelée par notre Seigneur, elle avait 16 ans.

    Marie Vincente, ne s'en est jamais remise.

    Hélas, trois ans plus tard, le 24 novembre 1903, elle va aller rejoindre notre fille.

     

    Je vais rester seul avec les enfants.

    Certains sont bien trop jeunes pour être privés de leur mère.

    C'est Eugénie qui, du haut de ses dix sept ans, va prendre en main la famille.

    Je lui dois beaucoup, elle va élever les plus jeunes de ses frères et sœurs.

    Alexandrine a 10 ans, Alexis sept et ma petite Bernadette quatre.

     

    Avec Joseph mon fils aîné, nous résidons et sommes employés dans une ferme de Brélidy appartenant à Yves LE BARS.

    Nous sommes domestiques de ferme, c'est-à-dire ouvriers agricoles.

     


    (recensement 1906 Outil de recherches CG22) 

     

    Eugénie, demeure de son côté avec les enfants à une autre adresse de Brélidy.

     

    Mes autres fils sont placés comme domestiques dans d'autres fermes. 

     

    Mais aujourd’hui la famille est réunie.

     

    Dans quelques minutes, pour la plus grande joie, de mes enfants, de mes patrons et de mes amis, je vais être décoré de la médaille d'honneur agricole.

     

    Maire Vincente, j'espère que de là-haut, tu peux voir cela !

     


    (Journal officiel de la République française Lois et décrets - 1905/07/30 (Année 37, N°204))

     

    ************************************

    Yves Marie TILY et Marie Vincente TOULLELAN sont les sosa 42 et 43 de Ronan.

    Eugénie TILY est le sosa 21 de Ronan.

    Les billets qui parlent d'Eugénie et de sa famille :

    U comme union brisée

     

    W comme Walhalla paradis des guerriers

    I comme infanticide a Bégard

     

    Marielle BATHANY - LE GOFF


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  • Je ne sais pas si tu entendras ce message.

    Mais je tente le tout pour le tout.

     

    Depuis un peu plus d'un mois j'observe les ancêtres, ou du moins les personnes qui peuplent l'arbre de famille de Ronan, s'agiter dans tous les sens pour être le sujet d'un billet publié sur ton blog.

     

    Donc, ce soir, je sors de l'ombre.

     

    Pas facile de trouver à écrire sur un X.

    Moi, je t'apporte un X  en respectant le thème que tu as choisi : écrire à partir d'une source documentaire autre que l'état civil.

     

    Je suis né dans le Finistère, dans une commune que tu connais bien Telgruc.

    Je suis né le 26 août 1872, mes parents étaient Auguste Joseph Marie  BOUSSARD et Marguerite BOENNEC.

    Mon père était forgeron et l'oncle dont je porte le prénom était cantonnier.

    Je vais me marier en 1901, avec Marie Louise Hélène STEPHAN.

     Je vais apprendre le métier de forgeron avec mon père, puis je décide en 1893, de m'engager volontairement pour cinq ans.

    La médaille militaire me sera décernée.

    Je vais devenir ouvrier mécanicien et ferai carrière dans la Marine.

    Je prends ma retraite comme deuxième maître de la Direction du Port.

     

    En 1934, je suis donc retraité, demeure au 9 rue Kéravel à Brest, et suis déjà veuf.

    Heureusement, deux jeunes voisins, me rendent visite régulièrement.

    Nous avons d'ailleurs passé le dimanche après-midi du 4 février ensemble.

    Puis, ils m'ont quitté pour se rendre au cinéma.

    De retour vers minuit, mes jeunes amis me découvrent au bas de l'escalier.

     

    Un malaise ? un étourdissement ? un faux pas ?

    Qu'importe la cause, seul le résultat compte !

     

    Personne ne peux plus rien pour moi, fracture du crâne, mort sur le coup d'après le Docteur .

     

    Le  4 février 1934, je quitte cette terre, j'ai 61 ans.

     

    Marielle, je te charge de découvrir si j'ai un lien avec les ancêtres Telgruciens de Ronan car je resterais bien perché dans son arbre. 

     

    Je suis Yves Marie BOUSSARD, le seXagénaire qui en tombant dans son escalier , se tue et devient le X de ton Challenge AZ 2016.

     

    (Ouest-Eclair du 06/02/1934)

     

    (Archives Départementales en ligne du Finistère)  

     (Archives en ligne de Brest) 

    **********************************************

     

    Les ancêtres  BOUSSARD sont de la branche maternelle de Ronan.

     

    Bien entendu, j'accepte la mission que me confie Yves Marie......et je le remercie pour son X.

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF

     


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