• 21 octobre, jour de Rendez-vous Ancestral et je n'ai rien préparé.

    Il est 17 h 28, d'ici minuit j'ai le temps de publier...faut juste que je remette la main sur la carte téléphonique que m'a laissée Ralg pour voyager à travers les époques. 

    Donc objectif 1 : retrouver la carte , c'est fait !

    Objectif 2 : choisir celui ou celle que je vais approcher ou alors......... laisser faire et voir....

    Ben... j'ai laissé faire et je vois que je me retrouve en pleine campagne. Au loin, je distingue des bâtiments. Certainement une ferme. 

    Il fait beau, c'est l'été.

    Des blés dorés dansent sous les rayons du soleil. Une brise marine les agite, semblant les prévenir d'un danger imminent. Et en effet, un joyeux groupe de faucheurs est déjà à l'ouvrage. Comme chaque année au mois d’août, les blés vont être fauchés.

    Je remarque, dissimulée par le tronc d'un majestueux noyer, une petite silhouette.

    Je suis irrésistiblement attirée par elle. Je découvre une très jeune fille, d'à peine 15 ans. Sa coiffe immaculée laisse échapper d'adorables mèches brunes. Un joli tablier brodé de fleurs égaye sa robe sombre et met en valeur une jolie taille de guêpe.

    La demoiselle est occupée. Elle ne s'est pas encore aperçue de ma présence. Elle observe le groupe de faucheurs. Visiblement un seul l'intéresse, d'ailleurs elle le dévore des yeux.

    Cette petite demoiselle est amoureuse.....et cela se voit...... comme le nez au milieu de la figure....

    Je viens de découvrir le secret de Françoise LE TORILLEC. 

    L'objet de son attention a au moins 20 ans, et vient, afin d’être plus à l'aise pour travailler, d’ôter sa chemise, dévoilant ainsi un torse musclé à la perfection. 

    Ses voisines de travail, occupées à lier les gerbes de blés, n'en perdent pas une miette.

    Ainsi que la petite Françoise, comme moi d'ailleurs !  

    " Pas mal du tout le garçon, certaines en feraient bien leur quatre-heures !" Surprise par ma réflexion, Françoise vient de s'apercevoir de ma présence.

    - Je ne vois pas de quoi vous parlez Madame !

    - Tu en es certaine ? Tu me sembles admirer toi aussi ce jeune homme torse nu, il s'agit bien de Pierre MARCHADOUR non ? 

    - Je ne savais pas qu'il connaissait une parisienne car vu votre habillement vous devez être de la capitale .

    -Tu es très observatrice. Moi aussi d'ailleurs, car j'ai bien compris que tu étais amoureuse de lui et je pense qu'il ne s'en doute pas .

    - Je ne l’intéresse pas, pour lui je ne suis que la fille du patron. Il me voit juste comme une sorte de petite soeur. En plus, il y a toutes les autres qui sont de son âge et qui lui tournent autour. Je les déteste toutes. Je n'ai qu'une seule peur c'est qu'il en demande une en mariage, je crois que j'en mourrais. 

    Sur ces derniers mots, Françoise fond en larmes et se précipite dans mes bras. C'est comme si elle avait senti le lien qui existe entre nous.

    - Je suis désolée. Je n'ai personne à qui me confier. Maman est morte depuis bientôt quatre ans. Elle me manque tant ! Mes amies sont incapables de garder un secret et je n'ose pas en parler à mon père. Pierre est un enfant abandonné qui a été placé chez nous. Je suis si malheureuse.....

    - Françoise, je vais moi aussi te confier un secret. La petite me dévisage, étonnée que je connaisse son prénom. Un jour, tu seras la grand-mère d'une enfant qui deviendra à son tour ma grand-mère. Dans nos veines coule le même sang. Je suis de ta famille, ta famille dans le futur. J'ai la possibilité de voyager à travers le temps.

    - Tu es une sorcière ?

    - Non pas une vraie sorcière, mais j'en connais une, très gentille,  une Lulu sorcière qui en réalité s'appelle Gloria ! 

    - Lulu Sorcière c'est un joli nom ! Je viens enfin d'arracher un sourire à ma petite Françoise, Merci Gloria ! 

    - Je ne suis pas une vraie sorcière mais je peux te révéler ton avenir. Si un jour tu deviens une grand-mère, tu te doutes qu'il y a forcément un grand-père dans le décor. Regarde, le grand-père en devenir est occupé à faire le beau devant ses admiratrices et accessoirement à faucher les blés. Et oui tu as compris Françoise, c'est bien toi qu'il demandera en mariage et toi seule. Mais tu dois être patiente, cela ne se produira que dans 10 ans. Je peux même t'annoncer que vous aurez 8 enfants.

    Françoise boit mes paroles. Elle me croit. Elle est heureuse, si heureuse... 

    RDV Ancestral avec Françoise LE TORILLEC de Telgruc

     

    Françoise est née à Penaguer en Telgruc le 23 novembre 1810 d'Yves LE TORILLEC et de Clémence LE BARON.     

    Ses parents sont cultivateurs.  

    Elle est l'aînée de deux soeurs et d'un frère.

    En 1821, en l'espace de deux mois, Françoise à la douleur de perdre sa mère et son petit frère . Elle a tout juste 11 ans.

    Elle épouse Pierre Batilde MARCHADOUR à Telgruc le 23 février 1835.

    Ils auront ensemble huit enfants , quatre garçons et quatre filles. Hélas certains mourront avant d'atteindre l'âge adulte.

     Le 26 septembre 1848, Françoise va perdre son Pierre après seulement 13 ans de mariage.

    Dix ans plus tard, le 13 novembre 1859, pour toujours et à jamais, elle rejoindra son grand amour.

    Elle avait seulement 48 ans.

     RDV Ancestral avec Françoise LE TORILLEC de Telgruc

    Bien entendu, je ne lui ai pas tout dit.....

    Elle a compris que nous devions maintenant nous quitter pour toujours. 

    - Ton prénom, dis moi ton prénom avant de t'en aller ...

    - Marielle.... ma grand-mère s’appelait Barbe, Barbe Marie MARCHADOUR

    - Au revoir Marielle, merci d’être venue, si tu n'es pas une sorcière, tu dois en être proche !   

    Je la regarde s'éloigner, se diriger vers le groupe de faucheurs, se planter devant son futur mari et l'interpeller avec assurance :

    - Toi dans 10 ans tu m'épouses, c'est comme cela et pas autrement !

    - Attention petite fille, je peux te prendre au mot lui répond Pierre

    -J'y compte bien !

    Le reste de l'assistance est scotchée, le temps s'est comme arrêté.

    Françoise tourne les talons, me lance un clin d’œil et regagne la ferme familiale.

    Un sacré caractère cette Françoise ! et qui sait ce qu'elle veut............comme moi quoi !  

     

     *************

    Françoise LE TORILLEC est le sosa 61 de Ronan.

    Barbe Marie MARCHADOUR est le sosa 15 de Ronan

      

    Marielle BATHANY-LE GOFF


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  •  

    J'ouvre un œil, le radioréveil indique 01:50.

    La chambre est éclairée par une vive source lumineuse provenant de l'extérieur.

    Mais ce n'est pas ce qui m'a tiré de mon sommeil.

    J'ai l'impression d'entendre, un millier de fois amplifié, le rugissement d'un monstre.

    Mais visiblement , il n'y a que moi que cela empêche de dormir .

    Jean Michel dort comme un bébé et Ronan aussi…

    Eux,  au moins, ils récupèrent des trois soirs de concerts de la Fête du Bruit de Landerneau (29).

    Tandis que moi , je crois bien qu'après la Fête du Bruit je rempile avec la Nuit du Bruit…

     

    Le monstre en question est une moissonneuse qui fait son show dans le champ voisin situé en face de ma maison.

    Je sais que j'en ai au moins pour une heure, peut-être même plus.

    Et pourquoi ne pas assister au spectacle ?

    J'attrape ma robe de chambre, descends l'escalier et ouvre la porte d'entrée.

    Un pas de plus….et je me retrouve en plein champ, mais pas celui du voisin devant chez moi.

    En plein champ et en pleine journée, c'est l'été, il fait beau, il fait chaud, les oiseaux chantent…

     

    "Je t'attends depuis un bout de temps !"

    Surprise, je fais volte-face. 

    Je découvre, assis sous un pommier , un homme d'une cinquantaine d'années.

    Posée prés de lui, son outil de travail , une faux, attend que son propriétaire achève de déjeuner.

    Avec un grand sourire, il m'offre une pomme qu'il vient de peler.

    Je m'installe près de lui.

     

    Pas besoin de lui demander son identité. 

    Je croque une pomme en compagnie de Jean Marie LE BERRE, le sosa 34 de mon fils Ronan.

    Il est né le 17 août 1826 à Ploëzal de Jean Marie LE BERRE et de Françoise LE BERRE. 

     

    Nous profitons du temps de dégustation des pommes pour nous observer.

    Puis je me lance :

     

    "Comment savais-tu que je viendrais ?

    Je t'ai vu en rêve...... plusieurs fois. Tu cherchais des réponses.

    - Tu n'as pas peur de moi ?

    - Non, j'ai de quoi me défendre me fait-il en désignant sa faux, tu n'as pas l'air très dangereuse et je sais que tu fais partie du futur de ma famille.

    Nous sommes en quelle année ?

    - En 1882, le 14 août 1882. Le président de notre IIIème  République est Jules GREVY, d'ailleurs demain le 15 c'est son anniversaire, il aura 74 ans. Mais je ne pense pas que ce soit la vie du président qui t'intéresse…..pose tes questions.... .

    - Mon fils Ronan descend de ton union avec Marie CAMUS, ta première épouse. Mais ton deuxième mariage avec Marie Perrine CAMUS  a perturbé pendant quelques temps mes recherches. J'ai mis un peu de temps a réaliser qu'il s'agissait de deux femmes différentes.

    - Deux femmes admirables, mes deux Marie.  Marie Perrine a élevé ma petite Marie et mon petit François comme si elle était leur mère. Et la naissance de notre Sylvain n'a rien modifié.  La perte de François, l'année passée, l'a plongée dans un très grand chagrin. Sur mes 6 enfants , seuls Marie et Sylvain sont en vie aujourd'hui.

    - Mon mari et mon fils font partie des descendants de Marie mais je sais que Sylvain a également une descendance.

    -J'en suis heureux et surtout tellement fier, tu me réconfortes vraiment beaucoup  me dit Jean Marie, les larmes aux yeux.

    - Revenons à tes deux épouses, j'ai été très surprise de te voir épouser deux femmes portant le même nom de famille.

    - Pourquoi ? Jean Marie semble surpris que je sois surprise….puis je le vois sourire et …se mettre franchement à rire………Toi , tu ne sais pas qui est Marie Perrine….

    - Pas la sœur de Marie en tout cas ! lui répondis-je un peu vexée.

    - Non pas sa sœur, tu as raison Marielle,  mais elle est sa nièce…

     

    Les bras m'en tombent, je ne l'ai pas vu venir celle-là, et moi qui ai écrit que je n'avais pas trouvé de lien de parenté entre elles. 

     

    - Marie Perrine est la fille de Guillaume CAMUS, le frère de Marie, ma première épouse. Je suis donc devenu le gendre de mon beau-père et le beau-frère de mes neveux et nièces.  Bon, j'arrête de te taquiner mais….finalement, je suis assez content du tour que je t'ai joué….dommage que tu ne puisses voir ta tête Marielle !

     

    RDV Ancestral avec Jean Marie LE BERRE de Ploëzal

    Il m'a bien eu le Jean Marie, et cela le fait rire et de plus en plus encore…..et moi aussi je me laisse gagner par une furieuse envie de rire, de rire mais de rire…..

    Au bout de dix minutes, après nous être calmés, je réalise que l'heure de quitter Jean Marie arrive.

    Jean Marie, lui, doit rejoindre d'autres journaliers pour la moisson.

     

    Avant de nous séparer, il me glisse à l'oreille :

    "Tu as maintenant une feuille de route pour tes recherches , je te conseille de ne jamais négliger les liens entre les familles, la famille CAMUS a encore beaucoup à t'apprendre, et tu as aussi encore pas mal à faire du côté des LE BERRE." 

     

    Il a à peine fini sa phrase que de nouveau je me réveille.

    Jean Michel, en bas dans la cuisine, m'interpelle :

    "Viens voir Marielle, le champ en face a été moissonné cette nuit ! Je n'ai rien entendu et toi ? "

     

    Avec étonnement, je me retrouve dans mon lit, bien emmitouflée dans ma robe de chambre.

    Dans une des poches, je découvre un trognon de pomme et la carte téléphonique que m'a laissée RALG à la fin du Challenge AZ.

    Pas difficile de comprendre de quelle façon j'ai rencontré Jean Marie LE BERRE.

    Il est temps de me lever, la reconstitution de la famille CAMUS sera la priorité de la journée.

    J'ai du pain sur la planche comme dirait ma mère ………….et j'adore cela….

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF 

     


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  • Le champignon Z nous attend, c'est la vingt-sixième lettre de l'alphabet et elle sonne la fin de cet extraordinaire voyage que je viens de vivre en compagnie de Ralg.

    La cabine nous dépose dans le Finistère, à Guiclan, nous pénétrons dans une grande et belle demeure.

    Un couple de personnes âgées, se tient dans la cuisine.

    La femme épluche des pommes afin de préparer une tarte. L'homme est plongé dans la lecture de son journal. Un chat sommeille sur une chaise, un chien dort sous la table.

    La maison est calme aujourd'hui.

    C'était loin d'être le cas lundi dernier, la maison était pleine à craquer, entre la famille, les amis et les voisins, ils étaient une bonne centaine.

    Des tables étaient installées dans presque toutes les pièces, les domestiques engagés pour l'occasion couraient dans tous les sens.

    Le repas préparé par les cuisinières avait été une vraie réussite. Les invités se sont régalés.

    Marie Yvonne a apprécié le joli discours de Monsieur le Recteur au cours de la messe. 

    Marie Yvonne constate que finalement, elle a beaucoup plus apprécié ses noces d'or que son mariage il y a 50 ans.

    C'est vrai aussi qu'il y a 50 ans, elle ne pensait qu'à sa nuit de noces.....comme François d'ailleurs.

    Il le lui a avoué il y a seulement quelques jours.

    Ils ont bien ri, comme quoi au bout de 50 ans de mariage, on peut se surprendre encore.     

    François Marie MENEZ et Marie Yvonne BRETON se sont mariés à Guiclan le 1er février 1847.

    François est le fils de Claude MENEZ et de Marie Jeanne MOGUEROU.

    Marie Yvonne est la fille de Yves BRETON et de Marie Jeanne PENCREACH.

    Leurs parents étaient meuniers.

    François reprendra le moulin des parents de Marie Yvonne à Kersauzon en Guiclan.

    Ensemble ils auront sept enfants, six garçons et une fille.

    François est un homme reconnu dans sa communauté, il est membre du Conseil de Fabrique ainsi que membre du Conseil municipal.  

    François vient d'attirer l'attention de son épouse sur un article du journal.

    Il épluche consciencieusement les articles d'une publication qu'il apprécie énormément.

    C'est un journal catholique paraissant trois fois par semaine qui a ses faveurs, 'L'Etoile de"la Mer".

    - Viens voir Marie, on parle de nous dans le journal !  

    Marie s'empare d'une paire de ciseaux, elle compte découper l'article et le glisser dans son missel afin de le conserver. 

    Nous sommes le 25 février 1897, François et Marie Yvonne sont mariés depuis cinquante ans. 

    Z comme une Z'étoile pour les MéneZ

    Z comme une Z'étoile pour les MéneZ

     Le 20 janvier 1900, Marie Yvonne va quitter son François, elle a 74 ans. 

    François va lui survivre 13 années, il ne la rejoindra que le 14 avril 1913, il a 88 ans.

    Nous quittons la maison des Menez discrètement.

    Pour moi, il est temps de rentrer à la maison.

    Ralg me ramène chez moi à Pen-Bizien en 2017.

    Nous avons tant de choses à nous dire.

    - Je crois que je n'ai pas envie de te voir partir Ralg ! 

    - Je le sais, Marielle, mais je dois y aller, ma vie n'est pas ici, je dois retourner dans les années 2250.Tu as maintenant de quoi écrire 26 billets pour le challenge AZ.

    Tu dois écrire, tu as des lecteurs dans le présent mais aussi dans le futur.

    Tous les autres participants du Challenge AZ ont également des lecteurs dans le futur, ils doivent écrire pour nous plus tard.

    Il restera toujours des traces de vos écrits.

    Alors n'hésitez pas !  écrivez !

    Je compte sur toi pour passer ce message

     Je vais te laisser cet objet, Ralg me glisse dans la main une carte.

    Il suffit de te concentrer sur une personne et sur une date.

    Je ne t'ai pas tout à fait dit la vérité, nous avons la possibilité d'être vu par les gens du passé, c'est juste une question de volonté .

    Partir à la rencontre de ses ancêtres, c'est possible !  Tu vas pouvoir écrire pour le #RDVancestral .

    Je suis surprise Et le risque de modifier le passé ? 

    - Pour les généalogistes il est infime Marielle, nous aimons trop le passé pour le modifier et donc le détruire. Je dois partir maintenant Marielle...

    - Tu ne m'as même pas donné ton nom de famille Ralg !

    - Mon prénom est formé des initiales d'un de mes ancêtres, c'est à la mode dans le futur.

    - C'est  amusant car moi aussi j'ai un dossier RALG dans mon ordinateur, je viens de prononcer ces mots quand enfin la lumière se fait dans mon esprit. Ce regard, ces yeux bleus, se sont ceux de Jean Michel et mon dossier RALG, les initiales de mon fils, Ronan Axel Le Goff.

    Ralg, les larmes aux yeux, vient de me prendre dans ses bras.

    - Tu as compris qui j'étais, nous partageons la même passion, continue à écrire pour moi grand-mère ! Adieu, non je préfère te dire au revoir.

     

    Maman ! Marielle ! Maman ! Marielle ! on me secoue comme un prunier. Les footeux viennent de rentrer. EAG vient de gagner  !

    -Tu t'es endormie sur le canapé Maman, tu es certaine que tu vas bien ? Papa tu trouves pas qu'elle à l'air bizarre maman ce soir ? Tu tiens quoi dans la main, oh une vieille carte téléphonique.....

    Z comme une Z'étoile pour les MéneZ

    Je suis allée me coucher, je ne sais plus quoi penser. J'ai encore en tête le voyage que je viens d'effectuer. Demain sera un autre jour et j'y verrai plus clair. Enfin, je l'espère !

    Le lendemain matin, je me moque de moi-même, j'ai vraiment confondu le rêve et la réalité.

    Sophie et Brigitte vont bien rire quand elles vont savoir dans quel état me met le Challenge AZ .

    Jean Michel et Ronan sont déjà levés, c'est vrai que Jean Michel projetait de tondre la pelouse ce matin.

    Tiens c'est bizarre, j'entends râler au dehors ! 

    - Mais c'est pas possible, qui a touché à ma pelouse ? Hier soir il n'y avait rien, viens voir Ronan !   

    Moi aussi je me précipite sur la terrasse, et je comprends que Jean Michel ne soit pas content.

    La pelouse porte la trace d'un gros cube qui devait être sacrément lourd.    

    Et tout à coup, je me mets à rire, rire, rire et pour finir je pleure, je pleure, je pleure de joie.

    Je laisse Jean Michel au chevet de sa pelouse, moi j'ai 26 billets à écrire.

    Il est temps que je m'y mette, le lecteur du futur compte sur moi !

    Mais avant, je mets en lieu sûr une certaine carte téléphonique, je viens de comprendre à quoi elle doit servir.  

    ******************

    Claude MENEZ et de Marie Jeanne MOGUEROU sont les sosas 188 et 189 de Ronan.

    François Marie MENEZ est le frère de Paul MENEZ le sosa 94 de Ronan.

     

    Marielle BATHANY - LE GOFF  

     

        

      

     


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  • C'est notre avant dernier voyage ensemble.

    Je crois bien que je n'ai pas envie que cela s'arrête mais tout a une fin...

    RALG vient de m'annoncer que le Y va me permettre d'assister au mariage que j'ai cherché pendant des années.

    Celui de Yves LE GOFFIC et de Catherine LE GOFF.

    Mon nom de famille devrait être LE GOFFIC, mais les lettres IC se sont perdues lors de l'établissement des actes de naissances des petits enfants d'Yves et de Catherine.

    La confusion du nom vient certainement de la transcription du nom prononcé en breton et écrit à la française. En effet LE GOFFIC est le diminutif de LE GOFF.

    Et le fait que le nom de famille de Catherine soit LE GOFF a peut être ajouté encore plus de confusion.

    Le champignon Y nous dépose à Tréguier (22), devant le temple destiné à la réunion des citoyens .

    Il est 10 du matin, le 30 prairial an huit de la République c'est à dire le 19 juin 1800.

    Les futurs mariés sont arrivés de Langoat, leur lieu de résidence, accompagnés de leurs témoins et de leurs familles.

    Yves LE GOFFIC est âgé de 24 ans, est né à Quemperven le 11 juillet 1776.

    Ses parents sont Jean LE GOFFIC et Françoise ARZUL.

    Sa fiancée Catherine est plus âgée que lui, elle a 31 ans. Elle est née le 13 février 1769 à Berhet (22).

    Elle est la fille de Pierre LE GOFF et de Louise LE MEUR.

    Catherine est heureuse d'être enfin une femme mariée, elle se voyait déjà vieille fille ! Toutes ses amies sont mariées depuis belle lurette et sont déjà mères de famille.

    En plus, son mari est plus jeune qu'elle, elle sait que certaines de ses amies en sont vertes de jalousie !

    Les parents de Catherine sont également très heureux de ce mariage. Eux connaissent le caractère de leur fille. Son fichu caractère a fait fuir plus d'un futur prétendant. La demande d'Yves LE GOFFIC , ils ne l'espéraient plus !  

    Les amis d'Yves ont été drôlement surpris lorsqu'il leur a annoncé qu'il avait demandé Catherine en mariage. C'est vrai qu'elle est jolie femme mais 31 ans, c'est vieux ! En plus, le caractère de la belle est bien connu dans la région de Langoat.

    Yves a toujours aimé les difficultés mais là il risque d'être servi ! 

    Certains se sont même demandé si les amoureux n'avaient pas mis la charrue avant les bœufs, ce qui aurait eu pour conséquence de précipiter le mariage.

    Les voisines auront beau guetter certains signes, elles en seront pour leurs frais.

    Une petite Jeanne Yvonne naîtra le 20 mai 1801.

    Plus de 9 mois après le mariage, cela fera taire les commérages.

    La petite Jeanne Yvonne sera bientôt suivie de 2 soeurs et de 2 frères.

     

     

    Y comme Yves LE GOFFIC

     

    (source AD22 : acte de mariage de Yves LE GOFFIC et de Catherine LE GOFF)

    Le 7 octobre 1827, Catherine décède à Berhet, elle a 57 ans. Yves est veuf.

    Le 2 février 1831, après un peu plus de trois ans de veuvage, Yves convole de nouveau.

    La fiancée s'appelle également Catherine et elle a 27 ans ! Yves en a 54.

    Cette fois-ci c'est ses amis qui l'envient ....

    **************

    Yves LE GOFFIC et Catherine LE GOFF sont les sosas 192 et 193 de Ronan (côté maternel)

     

    Marielle BATHANY- LE GOFF

     


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  • Alors Marielle, pas trop fatiguée ? Prête pour le X ?  s'inquiète RALG lors de notre retour dans la cabine.

    Non je me me sens pas fatiguée physiquement. 

    Je me sens différente, différente de celle que j'étais ce matin, plus riche aussi, plus riche émotionnellement. 

    Je sais que demain, c'est un autre regard que je vais porter sur mes proches...

    Oh oui ! je suis prête pour le X, comme je suis prête pour le Y et le Z.

    Mais chaque chose en son temps, c'est l'heure du X, je presse le champignon et la cabine s’élève, emportée vers le passage spacio-temporel.

    Nous sommes à Saint Norvez (22) début juin 1787, la famille OMNES s'apprête à passer à table.

    La jeune fille de la maison, Marie-Laurence, 16 ans depuis mai dernier, vient de disposer les couverts.

    Philippe, le père est fatigué de sa journée, fatigué mais content. Il est cordonnier et le travail ne manque pas en ce moment.

    Marguerite LE CORRE la mère éteint sous la soupe, il faut la faire refroidir un peu. Les enfants sont installés à table.

    La famille, comme chaque soir, va pouvoir faire honneur au repas préparé par la maîtresse de maison et sa fille aînée.  

    Quand tout à coup quelqu'un frappe à la porte.  

    La famille est surprise, ils n'attendent personne ce soir. 

    Marie-Laurence, sur un signe de son père, se lève et va ouvrir la porte.

    Elle est surprise de découvrir sur le pas de la porte un François LIORZOU sur son trente-et-un.

    François LIORZOU est cordonnier comme son père.

    D'ailleurs les deux hommes se connaissent bien.

    Il vient certainement parler travail avec son père.

    L'affaire doit être urgente pour qu'il choisisse l'heure du repas pour venir lui rendre visite.

    - Bien le bonsoir, Marie Laurence, je souhaite m'entretenir avec ton père. 

    Sans prononcer une parole, la jeune fille fait pénétrer le visiteur dans la pièce principale. La famille s'est levée de table afin de l'accueillir.

    Marguerite se dispose déjà à lui proposer de partager leur repas.

    - Bonsoir Philippe, bonsoir Marguerite, bonsoir les enfants, François LIORZOU, ne semble pas très à l'aise, visiblement intimidé.

    - Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, Philippe, j'ai l'honneur aujourd'hui de venir te demander la main de Marie Laurence, ta fille.     

    Maintenant que c'est dit, François est beaucoup plus soulagé.

    Philippe et Marguerite sont surpris par la demande ou font semblant de l'être.

    Marie Laurence n'a que 16 ans et François en a 30.

    Philippe se dit quand même qu'un cordonnier comme lui serait un bon parti pour sa fille. 

    Et Marie Laurence dans tout ça ?

    Tous les regards se sont braqués sur elle.

    Je l'observe,moi aussi, elle semble bien surprise, mais également assez fière d'avoir suscité un tel intérêt.

    Philippe et Marguerite doivent réfléchir à la proposition, la réponse sera donc un peu différée.

    En attendant, ils invitent François à leur table, le plaçant déjà près celle qu'il espère pour fiancée.

    La réponse n'est pas encore donnée, pourtant je sais déjà que François et Marie Laurence vont se marier le 20 novembre prochain à Saint-Norvez (22).

    X comme mariage : la demande

    Ils auront sept enfants et résideront à Bégard (22).   

    Je quitte cette famille, en m'attardant sur cette jeune fille de 16 ans qui avant la fin de l'année sera une femme mariée. Je me demande si ce mariage n'est pas un peu, pour ne pas dire beaucoup, arrangé par la famille.

    J'espère que Marie Laurence aura été heureuse....

    ***********

    François LIORZOU et Marie Laurence sont les sosas 348 et 349 de Ronan.

    Philippe OMNES et Marguerite LE CORRE, les sosas 698 et 699.

     

    Marielle BATHANY - LE GOFF  


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