• Nous sommes le 3 novembre 2020, j'ouvre le message qui me fera découvrir l'identité de l'ancêtre de Ronan qui se cache sous la lettre C. 

      

    " Bonjour Marielle,

     

    C'est à mon tour de prendre la plume, ou plutôt le clavier .

    Franchement, plus facile pour moi de taper sur des touches que de manipuler un stylo et de devoir former des lettres.

    Dommage que tu ne puisses pas assister à un de nos ateliers d'écriture, il y a de quoi bien rire , certains s'appliquent tellement en formant les lettres de l'alphabet qu'en même temps ils tirent la langue ….

    Bon… je sais… c'est pas gentil de se moquer , ta mère me l'a déjà dit...mais que veux tu un rien m'amuse…

    Moi, depuis belle lurette , je tente de voir le bon côté des choses, enfin le côté amusant si possible et je t'assure que cela n'a pas toujours été facile.

    Ma famille est originaire d'un joli village du Finistère, situé au bord de la mer. 

    Ce village porte le nom de Saint Nic.

    J'ai découvert sur internet que ce Saint Nic était un saint breton de l'Armorique primitive.

    C'est fou ce qu'on peut apprendre sur internet, avec un tel instrument j'aurais pu passer pour une magicienne dans mon village...…ou pour une sorcière …ça c'est moins drôle, pas question de finir sur un bûcher.  

    C comme Corentine LE BRETON de Saint Nic (29)

    Saint-Nic (29) 

     Mes parents, Jean LE BRETON et Françoise CAPITAINE se sont donc mariés à Saint Nic le 23 juillet 1703.

    Dès l'année suivante un premier bébé montrait le bout de son nez, mon grand frère Etienne. Puis de 1705 à 1710, viendront Marie, Catherine, Françoise et Anne . Ma sœur Marie vivra à peine 10 jours.

    Le 3 novembre 1711, celle qui deviendra ton ancêtre, débarqua enfin 

    Et oui tu as deviné ? c'est moi ! La seule et unique Corentine LE BRETON, celle que le monde  entier  attendait ….bon je sais j'en fais un peu trop…

    Je n'ai pas encore 3 ans que déjà une petite sœur prénommée Marie vient me prendre ma place de petite dernière. Elle ne la conservera pas bien longtemps . Entre 1715 et 1724, Hervé, Madeleine, Nicaise et Jean viennent nous rejoindre. Nous perdrons Madeleine le 23 mars 1721.

    L e 17/02/1724, avec la naissance Jean , nous sommes 9 enfants vivants, âgés d'un jour à 20 ans.

    En 1740, la guerre de Succession d'Autriche est sur le point de tourner en conflit européen. Mais franchement , le sort de cette Marie-Thérèse  ne m'intéresse guère . J'ai autre chose à penser, je prépare mon trousseau pour mes épousailles. En effet , depuis  le 2 aout 1740, je suis fiancée .

    D'ailleurs tu connais le grand père de mon futur époux, pour tout te dire je suis bien contente qu'il n'ait pas hérité de son prénom.

    Tu devines de qui je parle non ? C'est facile…

    Il est prévu qu'à la fin de l'année 1740 , j'épouse Jean le MEROUR, le fils d'Henry et de Marguerite MOREAU….. donc le petit-fils de Budoc MOREAU.

    Nous nous installons à Argol dans le quartier du Merdy, ce quartier rassemble plusieurs maisons habitées par des membres de la famille de mon mari.

    Je vais donner six enfants à mon mari, six filles : Jeanne, Marguerite, Marie Corentine, Corentine, Louise et Brigitte.

    Jean aurait certainement aimé avoir un garçon mais Dieu ne nous l'a pas donné.

    D'ailleurs, il ne va pas tarder à nous reprendre ma petite Louise. Elle avait à peine 2 ans.

    Les années passent, les enfants grandissent.

    C'est certainement, le typhus, la maladie de Brest qui va atteindre notre quartier d'Argol en 1759.

    Marguerite CAMUS, ma belle soeur meurt en janvier 1759. 

    Puis c'est mon mari, mon Jean, qui tombe malade.

    Il a 50 ans, le 27 mars 1759, je deviens veuve.

    Pas le temps de pleurer sur moi, d'ailleurs c'est pas mon genre. Mes filles ont besoin de moi.

    Hélas l'année 1759 n'en a pas fini avec moi , les deuils vont encore frapper ma famille.

    Ma fille de 7 ans, Brigitte et mon neveu Jacques, 17 ans, tombent malade.

    Le 12 novembre, j'enterre mon neveu et bien aimé filleul Jacques LE MEROUR , il était le fils de Mathurin et de cette chère Marguerite, il était pour moi le fils que je n'ai jamais eu.

    Puis le 17 novembre 1759, c'est ma jolie petite Brigitte qui expire dans mes bras.

    Je suis dévastée…

    Je plie sous le malheur qui s'abat sur moi, oui je plie mais je ne romps pas.

    Je me relève encore et toujours pour mes filles , mes filles survivantes et pour ma famille.

    Comme le soleil vient toujours après la pluie, le temps des rires et des joies vient toujours après le temps des pleurs.

    Il me reste quatre filles, quatre filles à établir, quatre filles à marier.

    L'effervescence des préparatifs de la noce de Marguerite avec Jean PERFEZOU vient embellir l'année 1760.

    L'année 1761 voit le mariage de Jeanne et de Christophe LE MOUDENNER.

    De mon logis s'échappent de nouveau des rires et des chants. Sans oublier ceux qui ne sont plus, la vie reprend ses droits. 

    En 1767, c'est le mariage de tes ancêtres Marielle qui occupe toute la maisonnée . Ma fille Marie Corentine va épouser Yves LE BOURVON . Mais avant il nous faudra demander une dispense de parenté  auprès de Monsieur l'Evêque de Quimper.

     

    Et le 14 novembre 1770, je marie ma dernière fille Corentine avec Magloire LE BOENNEC.

    Je n'ai pas de fils mais j'ai quatre gendres et je pense que mon mari les aurait appréciés.

    J'ai fait mon devoir de mère.

    Je vais vivre auprès de mes enfants pendant encore 10 ans puis le 23 janvier 1780 j'irai rejoindre le père de mes filles.

    Toute ma famille est persuadée que je n'ai que 66 ans.

     En réalité j'en ai 69, oui je sais… je me suis rajeunie de 3 ans.

     Mais après tout quand on a qu'une vie à vivre autant en profiter….   

    Dans ma vie il y a eu des pleurs , des rires , des malheurs, des bonheurs.

    Mais c'est le lot de tous sur terre. 

    Je suis heureuse qu'à travers les actes de baptêmes, fiançailles, bans et sépultures, tu puisses imaginer mes joies et mes peines. 

    Je t'embrasse avec la tendresse d'une mère.

    Corentine LE BRETON"    

    **************

    Corentine LE BRETON  est le sosa 903 - Génération 10 de Ronan ( côté maternel) 

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF


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  • Lundi 2 novembre, il est 8 h.

    Ma journée de télétravail débutera dans 30 minutes.

    En attendant, je bois un café, grignote une biscotte et jette un œil sur la

    messagerie installée sur mon smartphone.

    Comme je le pensais, un message de l'au-delà m'attend.    

     

    "Chère descendante,

     

    Je souhaite te confier une mission qui devient, avec le temps qui passe, de plus en plus capitale pour moi.

    L'heure est venue de corriger une erreur qui s'est multipliée.

    Tellement multipliée que moi-même j'en perds mon latin ….enfin je veux dire mon breton !

     

    Mais il est grand temps que je te dévoile mon identité.

    Je porte le prénom d'un saint évêque de Dol de Bretagne qui rapporta de Jérusalem un grand nombre de reliques qu'il distribua un peu partout.

    Mon prénom est d'origine celtique et  signifie "sauvé des eaux".

     

    D'après ce qu'on m'a raconté , il y a fort longtemps , Azénor , la fille du roi de Brest, a été condamnée aux flammes du bûcher.

    Mais comme elle était enceinte, il fut décidé de la jeter à la mer dans un tonneau.

     

    Elle échoua en Irlande et mit au monde un fils qui deviendra Saint Budoc.

    Le petit Budoc sera recueilli et élevé par des moines, il deviendra même l'abbé du monastère .

     

    Ne pouvant résister à l'appel de l'aventure, il s'embarque pour l'Armorique …… quand je pense qu'il aurait pu à deux lettres près découvrir L'Amérique…… 

    Bref ! Il s'installe à l'Ile de Lavret dans l'archipel de Bréhat (22) et se lance dans l'évangélisation des païens de la région.

    C'est certain qu'évangéliser des bretons ça devait être moins risqué que des indiens….   

    Si l'histoire est vraie, les païens en question devaient être mes ancêtres et les tiens par la même occasion.

     

    Mon prénom est donc Budoc !

    Je sais tu vas me dire qu'à ton époque c'est plus un nom de chien qu'un prénom. 

    Mais à la mienne c'est tout simplement le nom de l'église de ma commune de naissance .

    Quoique je suppose que j'ai hérité du prénom de mon parrain comme c'était souvent la coutume.

    Mon nom de famille est  MOREAU que tu peux également trouver sous la forme MORO voire MORE.

     

    Le seul indice sur moi, en ligne sur Récif, la base de données du Finistère , se résume à une petite mention sur l'acte de mariage de ma fille Marguerite.  

     

     

    Je marie ma petite Marguerite à Argol (29) le 21 février 1702, elle a 24 ans et est dite de Trégarvan (29), une petite commune près d'Argol .

    Ah ! Elle avait fière allure ma jolie Marguerite en sortant de l'église au bras d' Henri LE MEROUR, mon nouveau gendre.

     

    B comme Budoc MOREAU de Trégarvan (29)

    (Extrait de Récif base du Centre Généalogique du Finistère )

     

     

    Hélas c'est tout ce que tu peux trouver en ligne sur mon existence.

    Ma foi , c'est déjà ça car sur la mère de Marguerite, mon épouse, il n'y a rien de rien.

     

    Par contre , tu trouveras également sur la commune d'Argol en 1702,  le 13 février , donc une dizaine de jours avant celui de ma fille , le mariage d'un Budoc MORO âgé de 26 ans ,fils de Simon, originaire de Trégarvan,  et de Marie THOMAS,   âgée de 24 ans et de Crozon.

     

    Bien entendu je ne suis pas ce Budoc ! Et ce n'est pas mon fils non plus, vu que le prénom de son père semble être Simon.

    Par contre, il est fort possible que je sois le frère de Simon et donc l'oncle de ce jeune Budoc ou alors nous sommes cousins. Venant du même village , il y a fort à parier que nous sommes tous liés familialement. 

    Mais si tu le veux bien, je te laisserai tout ce travail de recherches à faire.

     

    Non….ce qui me gêne vraiment c'est la confusion, qui a eu lieu chez certains généalogistes, entre le vieux Budoc que je suis et le jeune de 26 ans marié à Marie THOMAS.

    Sur Généanet, j'ai relevé cette confusion d'identité dans plus d'une dizaine d'arbres.

    Aussi je souhaite que tu fasses le nécessaire afin de signaler cette erreur aux propriétaires de ces arbres.

     

    Sur ces généalogies, je me retrouve plus jeune que ma fille...ce qui fera bien rire ta soeur Ida qui a comme expression favorite "Encore un, qui est né avant son grand-père" , lorsqu'elle se trouve en présence d'une personne relativement jeune qui dit avoir tout vu et tout fait.

     

    Merci de m'avoir lu ma chère Marielle, embrasse Ida pour moi et fais en sorte qu'elle ne se moque pas trop de moi.

    Je t'embrasse.

     

    Ton ancêtre de Trégarvan ,

    Budoc MOREAU" 

     

    ******************

     

    Budoc MOREAU est le sosa 3610 de Ronan génération 12 (côté maternel)

     

    *********************

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF


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  •  Nous sommes le 1er Novembre 2020, troisième jour du deuxième confinement de l'année.

    Je vais occuper cette journée à faire du tri dans ma messagerie personnelle.

    J'ai tendance à conserver un peu trop de messages.

     

    Mais déjà, un premier mail m'arrête, envoyé cette nuit et intitulé : "Pour le Challenge AZ 2020 de la part de Maman" , adresse mail de l'expéditeur : latelierdecrituredegermaine@delautrecote.com 

     

    J'ai compris... je sais qui écrit... il n'y a qu'une seule personne qui peut être derrière cette adresse mail... ma mère....Maman.....décédée en 1996....

    Pas question de perdre une minute , je clique , le message s'ouvre...

     

    " Ma Marielle,

     

    Vu la situation sanitaire de cette année , tu n'auras pas l'occasion de rencontrer les membres de notre famille qui souhaitent participer au Challenge AZ 2020.

     

    Aussi, j'ai mis en place depuis plusieurs mois avec l'aide de tous ici, un atelier d'écriture. Comme certains mercredis à Pen Harden, lorsque je vous faisais travailler l'orthographe, la conjugaison et la grammaire à toi , tes sœurs, et tes  cousins cousines.  

     

    Tu recevras donc par mail, chaque jour du mois de novembre, sauf le dimanche, à l'exception de celui-ci, une lettre d'un des ancêtres de Ronan.

     

    J'en profite pour te demander de remercier Sophie BOUDAREL  @gazetteancetres pour avoir initié ce challenge que nous attendons tous avec impatience chaque année . Sans oublier les membres de Geneatech, cette chère Brigitte @chronique92 qui se charge de toute la logistique avec l'aide, pour cette édition, de Delphine @sudiste78 et de la tienne.     

     

    Bon je te laisse, il me semble que tu as de quoi faire ce matin. Le tri des mails peut encore attendre…

     

    Je t'embrasse tendrement

     

    Maman"

     

     

     Y' a pas à réfléchir, faut juste obéir …mon thème est tout trouvé : "Les ancêtres de Ronan m'écrivent ..."

     

    Je vous invite donc à lire la première lettre reçue pour le A.   

     

     

     "Chère Marielle,

     Pour moi c'est une grande première aujourd'hui !

     Je n'ai jamais eu l'occasion d'écrire une lettre….et encore moins d'en écrire une à un membre de ma famille.

    De mon temps , l'écriture était réservée à une élite, une science réservée à ceux qui avaient la connaissance , ceux qui avaient fait des études…. en plus il fallait connaître le latin ….et moi et les miens nous ne parlions que breton.

    Aujourd'hui, c'est moi qui rédige, pour que tu puisses me sortir de l'oubli.

    Douze générations nous séparent.

    453 années depuis que j'ai quitté le monde des vivants.

    Il ne reste pas grand-chose de ce qui fut ma vie sur terre.

    Tu ne trouveras pas de sépulture, pas de tableau me représentant moi et les miens.

     Mais je peux te mettre sur la voie et te prouver mon existence à travers quelques documents accessibles en ligne. Et en ces temps de confinement c'est une chance !

     C'est grâce à la lecture de l'acte de mariage de ma fille Anne que tu découvriras mon identité ainsi que celle de son père, mon époux.

    Ce document n'est pas de très bonne qualité, l'encre est bien pâle.

    Alors n'hésite pas à le lire plusieurs fois, observe bien les lettres.

    Il me semble avoir entendu dire que tu as pris il y a une vingtaine d'années des cours de paléographie. Cela va te servir, quoique tu en aies pour un moment à te demander si mon nom de famille est BERTRAM ou BERTROM.

    Cet acte de mariage du 20 octobre 1674 indique que ma fille était âgée d'environ 24 ans, qu'elle a épousé Yvon LE PERCHEC, que son père Huon LE DU est présent, que sa mère Aliette BERTRAM est hélas décédée et que……. sa marâtre Françoise TOUDIC est présente.

     Et oui tu as deviné..., je suis celle qui déjà en 1674 n'est plus là..., je suis Aliette BERTRAM.

     Je ne peux pas te certifier l'année de ma naissance mais celle de ma mort sera très facile à trouver en utilisant Corail-net, la base de données des Côtes d'Armor.

    Mes noms  et prénoms ne sont pas très courants dans la région.

     

    A comme Aliette BERTRAM de Guénézan (22)

    (Acte de décès d'Aliette BERTRAM - archives départementale des Côtes d'Armor)

     

     Je suis morte, après m'être confessée comme toute bonne chrétienne le 22 décembre 1657.

     Ma petite Anne était âgée de 6 ou 7 ans.

     J'étais mariée à Huon LE DU, nous demeurions dans la paroisse de Guénézan (22) .

     Sur Généanet , certains arbres indiquent que Huon et moi sommes les parents de 5 enfants.

     Tu auras donc l'occasion d'approfondir les recherches et de valider ou pas les propositions de mes autres descendants.

    Je pense toutefois que tu seras obligée pour cela de te tourner vers d'autres sources que celles des registres paroissiaux.

     Que te dire de plus sur moi, que mes parents m'ont raconté l'assassinat du roi Henri iv par Ravaillac. Que Monsieur le recteur nous parlait de régence , de la reine Marie de Médicis, du  roi Louis XIII, de Richelieu, d'Anne d'Autriche, de la Fronde et du petit Louis XIV.

     J'écoutais avec respect et je priais avec ferveur pour mon roi , soucieuse  d'obéir à Dieu afin de gagner le paradis lorsque l'heure serait venue.

     J'espère que tu trouveras un jour d'autres preuves de mon existence afin de compléter mon histoire.

     En attendant, je compte sur toi pour me sortir de l'oubli à l'occasion du premier jour du Challenge AZ 2020.

     

    Ton arrière, arrière, arrière…..grand-mère

     

    Aliette BERTRAM"

     ************************

     

    Huon LE DU et Aliette BERTRAM sont les sosa 7114 et 7115 de Ronan (Génération 13 - côté maternel)

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF

     

     


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  • Yvonne vient à peine de prononcer son dernier mot que déjà l’assemblée se lève et  reprend en cœur la chanson imaginée par sa sœur Françoise.

    Je vois bien qu’elle est émue même si elle s’en défend.

    Tan’ Ni vient d’annoncer que la fin de la réunion est proche.

    Il va falloir se quitter.

    Maman me remet les notes rédigées au cours des différentes interventions.

    Les participants tiennent tous à me dire personnellement au revoir.

    Tous me disent leur hâte de découvrir les billets sur mon blog.  

    Mais tout à coup un événement vient de se produire dans la salle.

    Une personne vient d’apparaître comme par magie.

    Ce n’est pas un membre de l’arbre de Ronan.

    Pourtant il est connu comme le loup blanc par la totalité de l’assemblée.

    Moi aussi je le reconnais sans peine.

    Mince alors !

    Dommage que ma sœur Ida ne soit pas là, elle en est fan !

    «  Alors Marielle surprise ?

    - Oui et non Hubert ! Je connais par Sébastien votre manie d’apparaître comme bon vous semble !

    - Ah ce cher Sébastien ! J’en suis tellement fier de ce petit ! Son billet pour clore son challenge m’a transporté ! J’ai adoré !

    - Moi aussi, et dès la fin du challenge je vais revenir tranquillement sur ses billets que je n’ai fait que survoler.  Et puis il y a tous les autres blogs à lire, il va falloir que je m’organise…..

    - Et c’est pour cela que je suis là, Marielle, j’allais oublier le principal !

    Je viens de la part de François et Paul, ton père et ton beau-père.

     Ils souhaitent t’aider à trouver une organisation de lecture pour le challenge AZ.

     Afin que tu puisses retrouver facilement  les billets et les blogs concernés par un thème précis, ils  te conseillent de tenir un "Bullet Journal Challenge AZ".

    Il paraît que tu sais ce qu'est un Bullet Journal !

    Faut juste l'adapter à la lecture des billets du Challenge AZ.   

     Il te faudra diviser le journal en grands thèmes et ne pas oublier de faire une table de matières. 

    Tu peux également le concevoir sur ton ordinateur à l’aide d’une application, mais ton père m’a dit qu’il fallait bien que tu utilises un jour les carnets papiers qui s’empilent sur ton bureau !

    Avant de te quitter, je voudrais également, devant cette assemblée, te dire la chance que tu as d’avoir à tes côtés pour affronter le Challenge AZ, autant d’ancêtres et de collatéraux zélés.

    -  Merci Hubert d’être le messager de Papa et de Paul.

    Vous pouvez les rassurer, Hubert ! Je vais tester l’idée d’un "Bullet journal spécial Challenge AZ".

    Vous avez raison je réalise la chance que j’ai d’être aidée chaque année pour faire face au défi qu'est le Challenge AZ et j’ai déjà hâte à l’année prochaine pour celui de 2020 »

    Hubert m’embrasse avant de disparaître, Maman et Tan’ Ni également.

    La salle s’est vidée, enfin pas tout à fait. J’entends une voix :

    « Marielle ! Marielle !

    Tu m’as fait peur, tu avais l’air tellement loin !

    En tout cas merci d’avoir préparé la salle. C’est nickel !

    Tout est fin prêt pour notre réunion !  

    Par contre tu as pris un dossier en trop me dit Nadine en lançant un coup d’œil aux feuillets que j’ai entre les mains, c’est bizarre, ça ne ressemble pas à ton écriture »

    Mon regard fixe les feuillets.

    Exact ! ce n’est pas moi qui ai pris ces notes…..mais je reconnais une écriture chère à mon cœur……….en plus je parie qu’il n’y a pas la plus petite faute d’orthographe…..c’est l’écriture  de maman !

    Mais la porte s’ouvre, mes collègues sont à l’heure pour la réunion et moi aussi !

    Z comme Zélés comme les ancêtres et les collatéraux de Ronan

     Une fraction de la famille XXL de Ronan (Hérédis) 

    *********************

    C'est le dernier billet du Challenge AZ 2019.

    Je vais pouvoir maintenant aller découvrir les billets des autres participants.

    Je me suis bien amusée à faire revivre ceux de l'autre côté. 

    Un grand merci aux lecteurs qui liront mes billets.

    Un grand merci au Centre Généalogique des Côtes d'Armor et à celui du Finistère, vos bases de données sont des mines d'or !  

     Merci à ma soeur Ida pour sa relecture attentive jusqu'à tard le soir.

    Et merci à Sébastien d'avoir Hubert comme ancêtre.

    Le blog de Sébastien :http://marques-ordinaires.blogspot.com/

     

    Marielle BATHANY -LE GOFF 

     

     

     


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  • Monsieur le Maire vient de mettre un point final à son récit.

    Je remarque que tout naturellement il se dirige vers ses administrés de Ploëzal.

    Ceux-ci l’accueillent avec enthousiasme et je dirai même avec vénération.

    Je n’en reviens pas de constater que même de l’autre côté, les affaires de sa commune l’occupent et surtout le passionnent encore et toujours....

    Ça doit être cela avoir la conscience professionnelle chevillée au corps !

    L’avant-dernière intervention de ce Challenge est sur le point de débuter.

    C’est une femme qui est aux manettes !

    « Bonjour Marielle !

    Je suis le sosa 2795 de la douzième génération de l’arbre de Ronan.

    Je suis née le 19 septembre 1676 à Trézélan. 

    Mon prénom est Yvonne.

    En ce qui concerne mon nom de famille, tu trouveras plusieurs versions.

     Mais pour te faciliter la tâche, je te conseille de retenir JULLO ou JULOU.

    Et pour tout t’avouer j’ai une nette préférence pour JULOU.

    D’ailleurs c’est "Yvone JULOU "qui figure sur mon acte de naissance, mais je préfère Yvonne avec 2 N.

    Mes parents sont  Jouhan JULOU et Catherine JEGOU.

    Ils se marient à Trézélan le 23 janvier 1673.

    Ils auront quatre enfants, quatre filles.

    Deux atteindront l’âge adulte, ma petite sœur Françoise née en 1679 et moi.

    Je suis la fille d’un laboureur et c’est certainement l’activité de mon père qui nous fera déménager de Trézélan à la trêve de St Norvez près de Bégard.

    C’est à St Norvez que je vais épouser Jan YVON.

    Il est journalier.

     Nous nous marions le lundi  24 octobre 1701.

     Trois semaines plus tard, le 14 novembre,  nous assistons à la noce de ma sœur Françoise qui épousera François ROUZAULT.

    Je suis donc devenue Madame Yvonne YVON.

     Tu vois Marielle !  Ce n’est pas un simple Y que je t’offre pour ce challenge mais un double !   

    Si tu savais ce que j’ai pu entendre de la part de ma petite sœur.

    Une vraie chipie cette Françoise qui me faisait enrager en chantant des chansonnettes, du genre :

     "Madame YVON y va,

     Madame YVON n’y va pas,

    Mais où ça ? Mais où ça ?

     Madame YVON ira,

    Madame YVON n’ira pas,

    Mais où ça ? Mais où ça ?

    Là où je n’irai pas,

    Là où tu n’iras pas,

    C’est bien là qu’elle ira"

    Ah si tu avais entendu toute ma…non …notre  famille reprendre cette fichue chanson....

    Même mon mari la connaissait par cœur et aimait la chanter à certains moments intimes...... tu vois de quoi je parle….

    Je vais donner cinq enfants à mon Jan, quatre garçons et  une fille.

    C’est ma fille Françoise qui sera l’ancêtre de Ronan.

    Nous sommes mariés depuis quinze ans lorsque Jan tombe gravement malade.

    J’ai eu beau prier le ciel et tous ses saints pour sa guérison, rien n'y a fait ! Notre seigneur me l’a pris !

    Jan meurt le 19 janvier 1716 à St Norvez.

    J’ai quarante ans et je suis veuve !

    Deux années plus tard, je suis demandée en mariage par Yves PASQUIOU qui demeure à Pédernec.

    Je l’épouse le 28 juillet 1718 et je deviens Madame Yvonne PASQUIOU

    Madame Yvonne YVON n’est plus !

    Je vais quitter Saint Norvez pour m’établir dans la commune de Pédernec.

     Je vais donner deux enfants à Yves, un garçon et une fille.

    Puis le 10 janvier  1740 à Pédernec, Yves  me fermera les yeux pour toujours. J’ai 64 ans ! »

     

    Y comme Madame Yvonne YVON

     

    (Acte de naissance d'Yvone JULOU 1676)

     

     Jan YVON et Yvonne JULOU sont les sosa 2794 et 2795 de Ronan ( côté paternel)

     

    Marielle BATHANY-LE GOFF

     

        

     


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